UQAM, UdeM: plusieurs milliers d'étudiants universitaires en grève toute la semaine | 24 heures
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UQAM, UdeM: plusieurs milliers d'étudiants universitaires en grève toute la semaine

Photo prise lors d'une manifestation étudiante en 2012.
photo d'archives

Photo prise lors d'une manifestation étudiante en 2012.

Dix ans après la manifestation historique du 22 mars 2012, de nombreuses associations étudiantes reprennent le flambeau et seront en grève cette semaine, notamment pour demander la gratuité scolaire.

Parmi les autres revendications étudiantes: la rémunération des stages, la transition écologique et la protection des assurances collectives. 

Des associations étudiantes craignent en effet de voir l’Autorité des marchés financiers (AMF) revenir à la charge pour interdire l’adhésion automatique aux assurances collectives pour tous les étudiants, comme elle le proposait en février dernier. L'organisme avait finalement reculé. Un tel changement pourrait priver des étudiants d’assurances maladie et dentaire abordables, affirment les associations étudiantes qui ont voté pour la grève. 

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Qui est en grève?  

À l’UQAM, l’AFELC (langues et communication), l’AFESH (sciences humaines), l’AFEA (arts), l’ADEESE (sciences de l'éducation) et l'AFESPED (science politique et droit) ont toutes voté pour une semaine complète de grève, du 21 au 25 mars. 

Photo d'archives, Agence QMI

L’Association étudiante du secteur des sciences a quant à elle voté trois jours de grève, et leurs collègues de l’Association étudiante de l'école des sciences de la gestion seront en grève une seule journée, le 25 mars, pour l’environnement. 

C’est donc dire que l’ensemble des étudiants de l’UQAM feront l’école buissonnière le vendredi 25 mars.

La mobilisation se transporte aussi de l’autre côté du mont Royal, puisque de nombreuses associations étudiantes de l’Université de Montréal seront également en grève. Les étudiants de sociologie, de littérature et de philosophie, notamment, n’iront pas en classe cette semaine. 

Photo d'archives, Agence QMI

  

La facture des étudiants pourrait bondir de 8,2%  

Alors que des étudiants revendiquent la gratuité scolaire, Le Journal nous apprend que la hausse des droits de scolarité universitaires pourrait grimper jusqu’à 8,2% l’automne prochain, un scénario qui inquiète vivement l’Union étudiante du Québec.

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Depuis le Sommet sur l’enseignement supérieur de 2013, les droits de scolarité ont été indexés en fonction du revenu disponible des ménages par habitant, un indice calculé annuellement par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Cet indice est toutefois établi avec un certain retard. La hausse de l’année 2022-2023 sera basée sur la plus récente donnée disponible, soit celle de 2020, qui fait état d’une augmentation de 8,2%. 

Il s’agit d’une hausse largement supérieure à celle des années passées, qui se situait à 2,6% en moyenne. 

Une augmentation des droits de scolarité de 8,2 % représenterait une augmentation de 223$ pour un étudiant à temps plein en 2022-2023.

Des actions militantes à surveiller cette semaine  

Le 22 mars pourrait avoir des airs de printemps érable. Une manifestation pour la gratuité scolaire est en effet prévue en après-midi. Le départ est prévu pour 13 h, sur la place du Canada.

Le 25 mars, les étudiants prévoient un rassemblement pour le climat à l’occasion de la Journée mondiale pour la justice climatique. L’événement se tiendra sous le thème de la solidarité avec les premiers peuples et débutera à 14 h devant le Monument à George-Étienne Cartier.

Le 24 mars, des étudiants participeront finalement à une manifestation de soir, à l’image de celles qui avaient marqué la mobilisation de 2012. Celle-ci commencera au parc Émilie-Gamelin, comme ce fut le cas pendant plus de 50 soirs consécutifs il y a 10 ans.

− Avec Daphnée Dion-Viens

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