Voici ce qu’il faut savoir de la saga qui oppose le maire de Québec Bruno Marchand à la CAQ | 24 heures
/environment

Voici ce qu’il faut savoir de la saga qui oppose le maire de Québec Bruno Marchand à la CAQ

Image principale de l'article Le maire de Québec tient tête à la CAQ
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Les réseaux sociaux se sont enflammés, hier, devant le maire de Québec Bruno Marchand qui a accusé le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) de «démoniser les transports en commun» et de travailler à sa réélection sans se soucier des changements climatiques. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette saga.

• À lire aussi: Pourquoi vivons-nous dans le déni de la crise climatique? On l'a demandé à une psychologue

• À lire aussi: Budget Girard: Québec met plus d’argent dans les routes que dans le transport collectif

Tout a commencé mardi lorsque Le Journal de Québec a révélé que le gouvernement de François Legault s’oppose à la mise en place d’une portion de route partagée sur le boulevard René-Lévesque, à Québec, pour y intégrer un tramway.

Cette portion de route partagée, sur environ 500 mètres, ralentirait les déplacements des automobilistes, déplore la CAQ. 

Design du futur tramway.

Illustration d’archives, Ville de Québec

Design du futur tramway.

Principal bailleur de fond du tramway, le gouvernement refuse de donner son appui au projet sans l’abandon de cette configuration, ont laissé savoir des ministres mercredi matin. 

«Le maire de Québec dit qu’il ne veut pas faire une guerre à l’automobile, qu’il le prouve et qu’il arrête de polluer l’existence des conducteurs avec des projets comme ça!» a lancé le ministre de la Transformation numérique Éric Caire. 

Il s’est par la suite rétracté sur son compte Twitter. 

Quelques heures plus tard, le maire de Québec Bruno Marchand tenait une conférence de presse où il a accusé la CAQ de «mener une attaque en règle contre la Ville de Québec» et de «démoniser les transports en commun». 

«L’étalement urbain c’est un problème. Je l’assume: je viens juste dire ce que les études disent. On n’arrive pas à atteindre nos cibles de réduction des gaz à effet de serre entre autres en raison du transport et entre autres en raison de l’étalement urbain qui est toujours plus grand», a-t-il lancé. 

« Je pense qu’il faut arrêter de voir la politique comme quelque chose pour garder sa job, a-t-il ajouté. Ce qui nourrit le cynisme, c’est des politiciens qui ne sont pas capable de penser plus loin alors que les enjeux actuels nous imposent de penser pour 10, 15, 20 ans.» 

Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux s’enflamment. 

Des élus ont aussi salué sa sortie.