Des portraits affichés partout à Montréal pour mettre les Autochtones en lumière | 24 heures
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Des portraits affichés partout à Montréal pour mettre les Autochtones en lumière

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«Il y a probablement autour de 60 000 Autochtones, ici, à Montréal, et pourtant, nous sommes invisibles»: pour souligner la résilience des membres des Premières Nations, les portraits de 50 personnes autochtones ont été affichés partout dans la ville, à l'initiative de Nakuset, une femme crie.

Dans le cadre de son projet Indigenous Forced Displacement, des photos en noir et blanc de membres de différentes communautés autochtones ont été collées sur plusieurs bâtiments de la métropole. 

«La raison pour laquelle je veux montrer des personnes autochtones d’une façon positive, c’est que, souvent, dans les médias, on parle d’eux seulement pour des histoires négatives», explique la directrice du Foyer pour femmes autochtones de Montréal.  

Parmi les 50 portraits qui mettent en scène des personnes de tous âges, certains ont été réalisés par Craig Commanda, de la nation algonquine, qui a principalement photographié de jeunes Autochtones. 

La photographe ojibwée Vicki McDonald s’est pour sa part intéressée aux personnes autochtones qui fréquentent le square Cabot et ses environs. L’artiste Martin Loft a finalement pris pour modèles des résidents de Kahnawake, dont il est originaire. 

Impliquer des élèves  

Au début de la semaine, Nakuset s’est rendue à l’école secondaire MIND, rue Saint-Urbain, pour installer une quinzaine de portraits avec des élèves. Elle estime qu'il est essentiel d’impliquer les jeunes dans des projets comme le sien et de les initier à la culture autochtone. 

«Il n'y a presque rien sur l'histoire des Autochtones dans les livres [d’école] qu'ils lisent. Avant que je rencontre [les élèves de MIND] en personne, j’ai pu leur parler des réalités qu’on vit. Alors, il y a cette prise de conscience et cette éducation qu'ils reçoivent directement des Autochtones», mentionne Nakuset. 

«Inside Out»

Indigenous Forced Displacement s’inscrit dans le cadre d'un projet d’art participatif baptisé «Inside Out», lancé par le photographe et artiste de rue français JR. Ayant entendu parler de l’initiative de ce photographe au début de la pandémie, Nakuset a voulu y contribuer à sa façon. Son projet a d'ailleurs tout de suite été approuvé. 

Les premiers portraits ont été affichés sur le Bâtiment 7, à Pointe-Saint-Charles. On en retrouve maintenant un peu partout dans la ville, par exemple au Marché Jean-Talon. 

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