L'Union européenne veut en finir avec la fast fashion d'ici 2030 | 24 heures
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L'Union européenne veut en finir avec la fast fashion d'ici 2030

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AFP

L’Union européenne accélère sa lutte contre la culture du jetable. Elle veut mettre fin à la fast fashion d'ici 2030, en annonçant une vaste expansion de ses règles de conception des vêtements en matière de recyclage et de durabilité, entre autres.

Tous les textiles mis sur le marché de l'Union européenne (UE) d'ici huit ans devront être durables, recyclables, sans substances dangereuses, puis contenir beaucoup de fibres recyclées. 

Chaque personne dans l’UE achète en moyenne 26 kg de vêtements et linge de maison par année, dont 73% sont importés. Près de 11 kg de ces textiles sont jetés.

«Les vêtements que nous portons devraient durer plus que trois lavages et être recyclables», a martelé mercredi le vice-président de la Commission européenne chargé de la politique verte, Frans Timmermans.

L’exécutif européen souhaite que la fast fashion «se démode», a ajouté le commissaire chargé de l'environnement, Virginijus Sinkevičius.

Guerre aux microplastiques

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La Commission propose également d’interdire la destruction des articles invendus. Les grandes entreprises seront par exemple contraintes de divulguer la quantité de ces produits qu'elles envoient à la décharge.

Dans le monde, où la production textile a doublé entre 2000 et 2015, moins de 1% est recyclée. Et jusqu’à 35% des microplastiques relâchés dans l’environnement sont issus de vêtements à base de polyester ou d’acrylique. 

La lutte contre le rejet des microplastiques contenus dans les tissus est donc au programme. 

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Un «passeport numérique» pourrait par ailleurs être introduit dans les vêtements sous forme de code QR. Il offrirait des renseignements sur les matériaux utilisés ou pourrait établir une cote de «réparabilité» ou de «recyclabilité», par exemple.

Tous les biens, pas juste les vêtements  

Au-delà du textile, ces propositions visent à rendre plus écologiques «la quasi-totalité des biens» sur le marché européen.

La Commission compte durcir ses exigences sur leur fabrication. Elle imposera l’usage de matériaux plus durables, résistants, voire recyclés. 

L’entretien et la réparation de ces biens seront aussi facilités, en commençant par les batteries de téléphone intelligent.

«Si les produits se brisent, nous devrions être en mesure de les réparer sans passer par des spécialistes», a fait valoir le vice-président Timmermans, en pointant son appareil mobile.

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