Dure semaine pour la planète: voici 5 nouvelles qui ont marqué les derniers jours | 24 heures
/environment

Dure semaine pour la planète: voici 5 nouvelles qui ont marqué les derniers jours

Image principale de l'article Dure semaine pour la planète et notre écoanxiété
Laurence Pageau

Les mauvaises nouvelles se sont enchaînées dans les derniers jours pour l’environnement et la crise climatique, à commencer par le rapport accablant du GIEC. Tour d'horizon de la dernière semaine qui a fait monter notre écoanxiété encore d'un cran.

• À lire aussi: Pourquoi vivons-nous dans le déni de la crise climatique? On l'a demandé à une psychologue

«Impossible» d’en faire plus  

Le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette

Photo d'archives, Agence QMI

Le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette

La semaine a commencé sur les chapeaux de roue, dimanche. Le ministre de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques Benoit Charette a affirmé, dans une entrevue au quotidien La Presse, qu’il n’haussera pas les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec parce qu’il est «impossible» d’en faire plus. 

«Réduire de 60% [les émissions de gaz à effet de serre] d’ici 2030, c’est tout simplement impossible, 50 % ce n’est pas davantage possible, et 45% quand on sait qu’on aura de la misère à atteindre [notre cible de 37,5%]...», a-t-il déclaré. 

Il nous reste trois ans pour plafonner les émissions de GES mondiales  

AFP

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat publiait un rapport choc, lundi: les émissions de GES mondiales doivent plafonner d’ici 2025 si on veut limiter le réchauffement climatique à 2°C et éviter les pires impacts des changements climatiques. 

• À lire aussi: Ce qu'il faut faire d'ici 3 ans pour sauver la planète, selon le GIEC

Ce rapport réuni toutes les connaissances scientifiques disponibles à ce jour pour freiner les changements climatiques. 

On y spécifie clairement que les nouveaux projets de pétroliers ne doivent pas voir le jour. 

«Investir dans de nouveaux projets de combustibles fossiles est une folie économique et morale», a notamment déclaré le secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies, Antonio Guterres. 

Cinq fois plus de nickel dans l’air  

Photo d'archives, Agence QMI

Malgré la vive opposition, le gouvernement du Québec est allé de l’avant, mardi, avec son règlement qui lui permet de quintupler le nombres quotidien de particules de nickel dans l’air. 

• À lire aussi: IÇa veut dire quoi, pour la santé, plus de nickel dans l’air?

À compter du 28 avril, la nouvelle norme de nickel dans l’air passera de 70 nanogrammes par mètre cube par jour ainsi qu’à 20 nanogrammes par mètre cube en moyenne par année. La norme actuelle est de 14 nanogrammes par mètre cube en tout temps.  

Les 18 directions régionales de santé publique du Québec se sont opposées à la hausse de cette norme.  

Les particules de sulfure de nickel pourraient causer le cancer du poumon, des maladies respiratoires comme l’asthme et des maladies cardiovasculaires, selon l’Association Québécoise des médecins pour l’environnement.  

Des conteneurs à la place d’un parc-nature  

Photo Guillaume Cyr

Des résidents du quartier Hochelaga-Maisonneuve qui souhaitent transformer un terrain vague en parc-nature ont perdu une bataille de plus cette semaine.  

Le terrain situé tout près d’un quartier résidentiel, entre les rues Viau et Dickson, au nord de Notre-Dame, appartient à l’entreprise Ray-Mont Logistiques. Celle-ci a déjà entamé les travaux pour en faire une énorme plateforme de transbordement destinée à accueillir des conteneurs en provenance du Port de Montréal, en activité 24h/24. 

Les citoyens qui demandaient au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques une évaluation environnementale ont appris, mardi, qu’il n’y en aura pas. Celui-ci a toutefois requis une étude sur le climat sonore et des mesures de mitigation appropriées.  

Un méga projet pétrolier approuvé par Ottawa  

AFP

Le gouvernement de Justin Trudeau a donné son feu vert, mercredi, au projet Bay du Nord, qui prévoit l’extraction de 300 millions à 1 milliard de barils de pétrole au large de Terre-Neuve.  

• À lire aussi: Jusqu’à 1 milliard de barils de pétrole extraits près de Terre-Neuve

Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique Steven Guilbeault a dû faire face à une levée de boucliers des groupes environnementaux qui ont qualifié cette décision d’irresponsable.  

Ils ont tous soulevé qu’elle survient deux jours après l’accablant rapport du GIEC. 

Écoanxieux?  

Plusieurs internautes ont confié être découragés sur les réseaux sociaux.  

On en profite donc pour vous dire que c’est normal de ressentir de l’écoanxiété devant l’inaction et les contradictions de nos gouvernements. Comme le disait notre lectrice Zoé Dumais dans une lettre adressée au 24 heures

«L’avenir de notre espèce est en danger, la preuve n’est plus à faire, nous avons donc besoin de nos mécanismes de survie. Dans les circonstances, une réaction de panique assez intense pour provoquer une action collective et politique ainsi qu’une prise de conscience de nos semblables est certainement souhaitable.»      

Et vous n’êtes pas seuls. Près du trois quart (73%) des Québécois de 18 à 34 ans ressentent de l’écoanxiété, selon un sondage Léger fait pour le 24 heures l’an dernier. 

• À lire aussi: L'écoanxiété augmente au Québec et des experts disent que ce sera le mal du siècle: on fait quoi avec ça?

Pour vous aider, voici trois habitudes à prendre pour vivre avec votre écoanxiété. 

Mais si votre anxiété vous empêche de vaquer à vos occupations normales, faut penser à consulter, souligne la psychologue Inês Lopes. 

Répondez à ces sept questions pour savoir si vous ressentez de l’écoanxiété