Les tests de dépistage rapide de la COVID-19 toujours efficaces? | 24 heures
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Les tests de dépistage rapide de la COVID-19 toujours efficaces?

Image principale de l'article Les tests rapides efficaces face aux variants?
Photo d'archives Stevens Leblanc

Les tests de dépistage rapide sont-ils efficaces pour détecter les nouveaux variants de la COVID-19, comme Omicron (et son petit frère BA.2)? On fait le point.

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«En termes de capacité de détection, ils sont aussi efficaces que [pour] les autres variants, parce qu’ils détectent une protéine qui ne mute pas beaucoup», explique Alain Lamarre, professeur-chercheur en immunologie et virologie à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). 

Photo Chantal Poirier

Si les tests rapides ne détectent pas toujours la maladie, c’est parce que le virus a évolué et qu’il ne se propage pas de la même façon dans le corps, poursuit-il. 

«Le virus a changé un peu sa façon de se propager dans le corps. Il semble être plus présent au niveau de la gorge et de la bouche au début, et irait vers le nez un peu plus tardivement», mentionne l’immunologue.  

Bouche-nez, une méthode efficace  

C’est notamment pour cette raison que la Santé publique du Québec recommande maintenant, lorsqu’on fait un test de dépistage rapide, de frotter l'écouvillon contre l’intérieur des joues, en plus des narines.  

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Selon Alain Lamarre et le virologue Benoit Barbeau, le double prélèvement est une bonne façon de faire et de s’adapter au virus.  

«L’échantillon dans la gorge et dans le nez pourrait permettre d’augmenter la sensibilité [des tests]», précise Benoit Barbeau, professeur à l’UQAM. Il ajoute que les tests rapides demeurent néanmoins bien moins sensibles que les tests PCR.  

Faux négatif, quoi faire?  

Aussi efficaces soient-ils, les tests ne sont pas infaillibles, rappellent les experts. Il est donc possible d’obtenir un résultat négatif, même si on est infecté à la COVID-19. 

Vous pourriez, par exemple, avoir contracté le virus, mais ne pas avoir une charge virale suffisante pour qu’il soit détecté par un test de dépistage rapide, explique Alain Lamarre. Faire un prélèvement buccal pourrait donc augmenter les chances d’obtenir un résultat juste.  

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«Si les symptômes persistent, ça serait une très bonne idée d’attendre une ou deux journées et de refaire un test», suggère Benoit Barbeau.  

«Même après deux jours, si le test est négatif et que vous avez des symptômes, vous devez tenir pour acquis que ça pourrait être un faux négatif et gardez les bonnes pratiques, comme limiter les contacts avec les gens», conclut-il.