Le taux directeur grimpe à 1% pour combattre l'inflation | 24 heures
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Le taux directeur grimpe à 1% pour combattre l'inflation

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La Banque du Canada fait grimper le taux directeur d’un demi-point de pourcentage, le faisant passer de 0,5% à 1%, dans le but de mâter l’inflation dopée par l’invasion de l’Ukraine.

Jamais une hausse si subite n’a été enregistrée depuis mai 2000 et d’autres hausses sont à prévoir, signale la Banque.

Les consommateurs doivent donc s’attendre à de nouvelles hausses des taux d’intérêt hypothécaires et des taux d’emprunt bancaire en général.

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En janvier, la banque centrale avait relevé le taux directeur d’un quart de point de pourcentage (0,25%). Elle est maintenant d’avis qu’un coup de frein plus ferme est nécessaire pour ramener l’inflation à la cible de 2%.

À 5,7% l’inflation mesurée par l’Indice des prix à la consommation (IPC) dépasse largement la cible, mais aussi les prévisions publiées en janvier. Et rien ne laisse présager une embellie à court terme.

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Au contraire, la tempête fait tanguer l’économie mondiale de plus en plus fort. «La guerre en Ukraine perturbe la reprise mondiale», «la volatilité a augmenté», «la confiance est en déclin», indique la Banque.

La guerre fait flamber les prix du pétrole, du gaz et des produits de base et perturbe les chaînes d’approvisionnement mondiales, puisque la Russie et l’Ukraine sont de grands exportateurs de produits de base. Pour ne rien arranger, de nouvelles éclosions de COVID-19 bousculent l’économie chinoise.

Dans ce contexte, la Banque du Canada estime que le retour à la normale ne se produira pas avant 2023. L’inflation mesurée par l’IPC devrait alors s’établir à 2,8%, prévoit l’institution.

Mais pour y parvenir, en plus d’une résolution du conflit en Europe, il faut empêcher l’économie canadienne de s’emballer. À l’heure actuelle, la croissance est forte, le marché du travail est tendu et la croissance des salaires est en hausse, note la Banque.

Si bien que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à signaler qu’elles ont de la difficulté à répondre à la demande et qu’elles pourraient hausser leurs prix à mesure qu’augmentent leurs coûts de production.

Il y a donc «un risque croissant que les attentes relativement à une inflation élevée s’enracinent», craint la Banque. Pour le moment les attentes d’inflation sont à la hausse pour le court terme (un ou deux ans), mais demeurent plus stables pour le long terme (5 ans).

«Une hausse des attentes d’inflation pourrait mener à une croissance plus généralisée des coûts de main-d’oeuvre et des pressions inflationnistes, et exercer une influence durable sur l’inflation», explique l’institution.

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