Les prix des propriétés resteront élevés au moins jusqu’en 2024 | 24 heures
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Les prix des propriétés resteront élevés au moins jusqu’en 2024

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Les ventes de logements et le rythme d’augmentation des prix demeureront élevés en 2022 au Canada, et ces hausses devraient se poursuivre en 2023 et 2024, selon les Perspectives du marché de l’habitation publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) jeudi. 

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Le rapport de la SCHL, qui se penche sur les trois prochaines années, indique que d’ici la fin de 2023 ou le début de 2024, «les ventes et la croissance des prix sur le marché de l’habitation se rapprocheront des moyennes historiques», mais les niveaux élevés des prix persisteront.

«Ces facteurs feront augmenter la pression sur l’abordabilité de l’accession à la propriété», estiment les auteurs du rapport.

«L’amélioration des niveaux de l’emploi et de l’immigration devrait jouer un rôle clé à mesure que les restrictions liées à la pandémie continueront de s’assouplir. En 2023 et 2024, la croissance des prix se rapprochera des moyennes à long terme, mais les ventes et les mises en chantier devraient demeurer supérieures aux moyennes sur 5 et 10 ans», peut-on également lire.

Les marchés où le nombre d’inscriptions est déjà faible, notamment ceux de Vancouver, de Toronto et de Montréal, devraient continuer de stimuler la croissance des prix.

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Selon la SCHL, les mises en chantier dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal ont atteint, en 2021, leur plus haut niveau des 30 dernières années. En 2022, elles demeureront historiquement élevées, mais elles reculeront par rapport au niveau record enregistré l’an dernier.

«Le marché de l’habitation montréalais a récemment connu des volumes importants de mises en chantier et de transactions sur le marché de la revente. En 2022, le rythme de construction et des ventes diminuera. La rareté de l’offre fera en sorte que les hausses de prix demeureront importantes», a analysé Francis Cortellino spécialiste principal, chez SCHL.

Pour la région de Québec, l’analyste de marché Nathan R. Lea estime que le niveau de construction résidentielle devrait connaître un recul modéré, en raison d’une baisse des mises en chantier de logements locatifs.

«Par ailleurs, le léger repli de la demande de propriétés devrait occasionner une détente du marché de la revente et un ralentissement modéré de la croissance des prix sur l’horizon prévisionnel», a -t-il ajouté.

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