À Shanghai, des clôtures pour empêcher des personnes infectées à la COVID-19 de sortir | 24 heures
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À Shanghai, des clôtures pour empêcher des personnes infectées à la COVID-19 de sortir

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À Shanghai, des clôtures ont été installées devant certains immeubles résidentiels pour empêcher des personnes infectées à la COVID-19 de sortir de chez elles.

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Des images et vidéos publiées dans les derniers jours sur les réseaux sociaux montrent des agents en uniforme de protection en train d’installer des clôtures vertes d’une hauteur de deux mètres devant des immeubles où résident des personnes infectées au coronavirus. 

Des clôtures auraient même été installées à l’intérieur de certains immeubles pour séparer les infectés et les non infectés. 

Le variant Omicron est à l’origine d’une vague d’infections sans précédent dans la plus grande ville de Chine. Depuis le début du mois de mars, un demi-million de personnes y auraient contracté la COVID-19. 

Pour réduire au maximum la propagation du SRAS-CoV-2, la Chine a adopté une stratégie «zéro-COVID», en imposant un confinement strict aux quelque 26 millions d’habitants de la métropole.  

Seulement dimanche dernier, plus de 21 000 personnes ont reçu un résultat positif à la COVID-19 en Chine, dont la grande majorité à Shanghai. 

La critique censurée  

Le 22 avril dernier, une vidéo publiée d’abord sur le réseau social chinois Weibo intitulée The voice of April a mis en lumière les impacts du confinement sur la population.  

Le montage de six minutes comprend des extraits de témoignages non authentifiés de Shanghaïens qui critiquent notamment les pénuries de nourriture. «Nous n’avons pas mangé depuis des jours», lance un des participants de la vidéo. 

 

La vidéo, qui a été retirée de Weibo, est toujours disponible sur YouTube. 

Fait plutôt rare en Chine: le gouvernement fait l’objet de critique sur les réseaux sociaux pour sa gestion de cette montée des cas. 

Pékin en mode dépistage  

Même si les cas sont aussi à la hausse à Pékin, un confinement strict n’y a toujours pas été imposé. Un dépistage de masse a toutefois été mis en place dans la capitale chinoise. 

Pour isoler le plus rapidement possible les personnes infectées, les autorités pékinoises ont ainsi mené des campagnes de dépistage dans 12 des 16 districts de la capitale chinoise. 

Plus d’une centaine de cas ont été rapportés depuis la semaine dernière, dont 33 nouveaux annoncés ce mardi.

AFP

Avec les informations de la BBC et de l'AFP