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Une usine d’insectes verra le jour à Drummondville

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AFP

Une usine visant à produire quelque 5000 tonnes de larves d’insectes nourris aux déchets alimentaires par année verra le jour à Drummondville. 

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La future installation que souhaite construire l’entreprise québécoise Entosystem pour un coût dépassant les 60 millions $ devrait permettre, à terme, de détourner environ 250 tonnes d’aliments des sites d’enfouissement chaque jour, dans le but de nourrir des larves de mouche soldat noire.

Ces larves, elles, seront ensuite broyées et transformées en farine servant à l’alimentation des animaux domestiques et d’élevage. Ce procédé d’économie circulaire permet aussi de produire un engrais biologique.

«Ce qu’Entosystem propose, c’est de remplacer le système linéaire actuel où des nutriments sont gaspillés par un système circulaire où les nutriments sont réintroduits dans la chaîne alimentaire», a détaillé l’entreprise sur son site internet où elle explique qu’à ses yeux, les ressources de la planète ont été surexploitées, menant à la nécessité de trouver de nouveaux modes d’alimentation pour la population mondiale grandissante.

Argent public  

Le dévoilement du projet d’usine, qui devrait fournir environ 70 emplois lors de son exploitation, s’est fait en grande pompe, mardi, avec la présence de ministres et dignitaires provinciaux et fédéraux.

Du côté provincial, le gouvernement et Investissement Québec ont annoncé qu’ils injecteront un total de 20,8 millions $ dans le projet, soit environ le tiers de la facture, avec un mélange de prêts et de subventions.

«Avec un produit novateur de farine d’insectes protéinée et une nouvelle usine à la fine pointe de la technologie, Entosystem se donne les moyens de s’illustrer dans un marché en forte croissance», a justifié le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

Ottawa n’est pas en reste avec l’injection d’un montant pouvant atteindre jusqu’à 6 millions $.

«L’utilisation d’insectes pour accélérer le processus de compostage des déchets alimentaires est une solution prometteuse pour l’environnement. En valorisant des produits destinés à l’enfouissement, Entosystem crée des produits à valeur ajoutée, génère une économie circulaire zéro déchet et contribue à l’atteinte de nos cibles climatiques», a plaidé la ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau.

Entosystem exploite déjà une usine du côté de Sherbrooke qui emploie une trentaine de personnes.

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