Quand le trouble de la personnalité limite teinte les relations amoureuses | 24 heures
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Quand le trouble de la personnalité limite teinte les relations amoureuses

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C'est la semaine de la santé mentale, et cette année, la thématique est: «Et si nous choisissions l’empathie?» Pour l’occasion, on a demandé à une formidable vulgarisatrice de nous expliquer en quoi son trouble de la personnalité limite teinte sa vie amoureuse.

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Sur son compte TikTok, Joanie Henry démystifie le trouble de la personnalité limite (TPL). Diagnostic, médication, crises, estime de soi... Tout y passe ! On y comprend bien que les gens qui ont un TPL sont particulièrement sensibles, en plus d’avoir de la difficulté à contenir leurs émotions et à maîtriser leurs impulsions.

Par exemple, dans une vidéo, Joanie Henry joue avec les perceptions erronées qu’elle-même a parfois d’une situation. On y lit d’abord sa première interprétation, «Je suis tellement en amour avec cette personne!», et, tout de suite après, la réalité: «J’ai juste besoin de validation et de combler ma dépendance affective.». 

La jeune femme n’hésite pas à utiliser l’humour pour rejoindre les gens. «Si on défait les stéréotypes, on participe à défaire la honte autour du trouble», croit-elle. 

Et les rencontres?  

Joanie Henry l’avoue d’emblée: c’est plus difficile de dater quand on a un TPL.

«Avant d’entrer dans une relation, on se demande si on est bien prêtes, indique-t-elle. On se demande aussi comment la personne va percevoir notre trouble de la personnalité limite...» 

Vous voulez un exemple concret ? Un prétendant que Joanie rencontrait pour la toute première fois s’est déjà mis à lui parler du TPL de son ex-blonde — en des termes peu élogieux —, ignorant que sa nouvelle flamme avait également ce trouble...

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Justement, à quels clichés sont confrontées les personnes qui ont un trouble de la personnalité limite?

«On va dire d’elles qu’elles sont manipulatrices, répond Joanie Henry. En fait, on ressent les émotions de façon beaucoup plus intense que la majorité des gens. Si tu m’annonces une mauvaise nouvelle qui déclenche chez moi une crise et que je pleure, ce n’est pas pour te manipuler... C’est parce que la douleur que je ressens prend toute la place. »

Selon elle, si notre partenaire a un TPL, il faut donc accepter qu’il puisse y avoir «des hauts, des bas et de longs creux de vagues» chez l’être aimé. Elle recommande également d’identifier ce qui peut déclencher des émotions vives chez l’autre, question de mieux présenter les informations qui pourraient le ou la dérouter. 

En terminant, a-t-elle un conseil pour les personnes qui viennent de recevoir un diagnostic? 

«Oui: va consulter! Ne fais pas ça tout seul, c’est tellement dur! Malgré ce qu’on peut croire, on n’est pas condamnés à la folie... C’est possible de trouver de bons outils.»     

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