L'itinérance autochtone est une crise humanitaire dans Milton-Parc, à Montréal | 24 heures
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L'itinérance autochtone est une crise humanitaire dans Milton-Parc, à Montréal

L’itinérance autochtone dans le quartier de Milton-Parc représente une crise humanitaire au cœur de la métropole, affirme l’Ombudsman de Montréal, Nadine Mailloux, dans un rapport rendu public mercredi. 

«Il est clair que la question de l’itinérance appelle une approche globale et nécessite un travail en complémentarité, entre autres, des instances municipales, des organismes communautaires et du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS)», a souligné l’Ombudsman d’entrée de jeu.

«Or ces intervenants opèrent à l’intérieur de structures étatiques ou communautaires quelquefois difficilement compatibles, d’où un vide d’imputabilité (chacun se renvoie la balle). Il faut absolument apprendre à mieux se concerter», a-t-elle ajouté.

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Intitulé Ne pas détourner le regard, le rapport présente plusieurs constats et formule cinq recommandations, notamment la création d’une «ressource d’hébergement d’urgence stable et sûre répondant aux besoins des personnes inuites». Revoir le financement des organismes communautaires fait également partie des recommandations pour améliorer la situation.

Le rapport fait suite aux plaintes d’un collectif de citoyens du quartier, qui dénonce la dégradation, l’insalubrité ainsi que la dangerosité de ce quartier.

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«Il y a une partie des résidents qui pensaient que ce refuge [pour itinérants, établi à Milton-Parc en 2018] allait aider les itinérants, les idéalistes. D’un autre côté, il y a des gens qui anticipaient la crise que ça allait causer, les réalistes, et entre les deux la majorité silencieuse qui avait peur de se faire traiter de sans-cœur», a expliqué Martine Michaud, une résidente du quartier, lors d’une entrevue à QUB radio, en septembre dernier.

De son côté, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a avancé que les revendications sont «en ligne directe» avec les demandes de la Ville.

«Une [revendication] qui est importante, c’est lorsque l’ombudsman dit que l’on doit travailler plus en amont. Cette recommandation-là est importante, parce [qu’elle rejoint] ce que nous demandons au gouvernement du Québec, aux services de la santé qui sont en charge de l’itinérance. On a dit “il faut que ça arrête, la logique saisonnière” exactement pour ça», a-t-elle expliqué lors d'une mêlée de presse mercredi.

La mairesse a aussi assuré qu’elle demande à Québec «plus de financement et de ressources pour ne pas être en réaction».

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