Après 36 ans, «Top Gun» obtient une suite et une «évolution», selon Tom Cruise | 24 heures
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Après 36 ans, «Top Gun» obtient une suite et une «évolution», selon Tom Cruise

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SAN DIEGO | Cela fait 36 ans que Tom Cruise a mis ses lunettes d’aviateur, sautant dans un avion de chasse pour filer tout droit vers les sommets de la célébrité avec le film «Top Gun» - et, enfin, une suite va arriver. 

«J’ai été un peu lent - parfois je suis un peu lent», a plaisanté la vedette auprès de l’AFP mercredi lors de la première mondiale de «Top Gun: Maverick», à bord d’un ancien porte-avions américain à San Diego, dans le sud de la Californie.

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La lenteur n’est pas un mot qu’on associe généralement à Tom Cruise, l’un des acteurs les plus célèbres du monde, qui a atterri en hélicoptère sur un tapis rouge lors de l’événement.

Dans son nouveau film, qui sortira en France le 25 mai et aux États-Unis deux jours plus tard, le pilote d’élite Maverick retourne à l’école Top Gun de la Marine pour former la dernière génération de jeunes aviateurs audacieux.

Parmi eux, Rooster, le fils de Goose, dont la mort, dans le premier film, hante toujours Maverick alors qu’il doit préparer ses protégés pour une mission périlleuse.

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«Le sens de la romance, le sens de l’aventure - c’est un monde dans lequel on a envie d’être», explique Tom Cruise en parlant de son retour à «Top Gun», à l’âge de 59 ans.

«Et, évidemment, il y a toujours quelque chose avec l’aviation.»

Le film de 1986 avait popularisé l’idée de «wingman» (ailier, en français), terme désignant un pilote qui en soutient et protège un autre, en volant à ses côtés. Pour Tom Cruise, les spectateurs ont été particulièrement sensibles à ces liens étroits qui unissent les membres du monde de l’aviation.

«La culture dans ce monde est tout à fait unique... Et c’est vraiment intéressant que les gens puissent comprendre ces amitiés», dit-il.

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Même si le film s’ouvre sur une séquence nostalgie à bord d’un porte-avions, avec un bref retour de Val Kilmer aux côtés de Tom Cruise, il repose avant tout sur un groupe de jeunes acteurs assez peu connus.

«J’ai toujours su que c’était comme cela que je voulais ouvrir le film, dès le début, pour permettre au public de se dire "tu vas avoir ce que tu veux, crois-moi"», assure Tom Cruise.

Il inclut aussi des avancées technologiques comme les drones de combat que l’acteur, qui détient depuis longtemps une licence de pilote bien réelle, dit avoir passé des décennies à observer et analyser.

«C’est forcément une évolution», affirme-t-il.

«Toujours plus bas»

Dans «Top Gun: Maverick», des femmes pilotes rejoignent l’escadron d’élite, notamment Phoenix, jouée par Monica Barbaro.

Monica Barbaro

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Monica Barbaro

«J’ai pu apprendre auprès d’aviatrices incroyables», s’enthousiasme l’actrice, qui s’est entraînée avec des pilotes de la Marine américaine.

«Elles sont malines, elles sont intelligentes, elles n’ont pas à faire leurs preuves de façon agressive. Elles sont juste incroyables.»

Si la Marine s’était montrée «méfiante» lors du tournage du premier opus, elle a cette fois apporté son plein soutien, selon le réalisateur Joseph Kosinski.

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«Ceux qui prennent les décisions dans la Marine aujourd’hui sont des gars qui se sont engagés dans les années 1980 en raison de "Top Gun"», avance-t-il.

Le film évite largement les effets spéciaux et les acteurs ont été filmés dans des cockpits d’avions de chasse, subissant des forces gravitationnelles intenses alors que les appareils s’approchaient dangereusement de la surface de la Terre.

Malgré tout, Tom Cruise «voulait aller toujours plus bas», relate Joseph Kosinski.

«Il y a une séquence dans ce film où nous sommes allés si bas, je vous garantis que vous ne verrez plus jamais rien de tel», promet le réalisateur.

«Il poussait toujours... Mais je crois qu’il est satisfait du résultat.»