En plein confinement, une femme a vécu un mois dans une cabine téléphonique à Shanghai | 24 heures
/bref

En plein confinement, une femme a vécu un mois dans une cabine téléphonique à Shanghai

Image principale de l'article Elle a vécu un mois dans une cabine téléphonique
AFP

Pendant que les quelque 25 millions d’habitants de Shanghai devaient rester cloîtrés chez eux en raison d’un confinement ultra-strict, une femme a passé un mois dans une cabine téléphonique avec son chien.

• À lire aussi: Des habitants de Shanghai craignent de mourir de faim

Un résident vivant en face de la cabine a documenté en images la vie de la dame, qui a finalement été expulsée par la Ville. 

Les photos, publiées sur le site web d'Esquire China et sur les réseaux sociaux chinois ont beaucoup fait réagir, alors que la grogne vis-à-vis du confinement et de ses conséquences sur les plus vulnérables monte au sein de la population, rapporte Vice. 

Toujours selon Vice, la femme faisait partie d’un groupe de travailleurs migrants qui n’ont pu trouver de boulot, l’économie ayant été «mise sur pause» en mars dernier pour combattre la recrudescence des cas de COVID-19. Incapable de payer son loyer, elle aurait trouvé refuge dans la petite cabine rouge. 

La semaine dernière, des policiers vêtus d’une combinaison de protection seraient venus la déloger, jetant ses affaires sur le trottoir et bloquant les accès à la cabine. Sur des images, la dame semble partir, pieds nus, avec son chien dans les bras. 

Rien ne va plus  

Depuis quelques semaines, Shanghai attire l'attention partout dans le monde, et pas pour les bonnes raisons. 

Dimanche dernier, un résident d’une maison pour personnes âgées s’est retrouvé malgré lui dans un corbillard après avoir été déclaré mort par erreur.

Le mois dernier, des images diffusées en ligne montraient des agents en train de poser des clôtures d’environ deux mètres de haut devant des logements pour empêcher les résidents d’en sortir.  

Les autorités sanitaires locales iraient aussi jusqu’à défoncer les portes de résidences privées pour mettre en quarantaine les personnes infectées à la COVID-19.

Avec les informations de Vice