Cinq choses à savoir sur le pourboire au Québec | 24 heures
/portemonnaie

Cinq choses à savoir sur le pourboire au Québec

Image principale de l'article Cinq choses à savoir sur le pourboire au Québec
Photomontage: Marilyne Houde

Pourquoi donne-t-on du pourboire au Québec? D'où vient le consensus autour du 15%? Le pourboire est une source intarissable de discussions et comme son concept demeure flou pour certains, voici quelques pistes de réponses pour aiguiser votre culture générale.

• À lire aussi: Le guide du pourboire 2022: combien doit-on laisser à qui?

1. Une tradition qui a des origines lointaines 

La plupart des experts s’entendent pour dire que le pourboire a fait son apparition au 18e siècle en Grande-Bretagne. Un aubergiste avait installé un pot sur son comptoir avec la mention «To Insure Promptness» («pour assurer la rapidité»). L'acronyme «tip» est né. Les clients pressés pouvaient ainsi déposer des pièces de monnaie dans le pot au moment d’arriver ou de passer leur commande afin d’être assurés d’être servi de manière prioritaire.  

2. Pourquoi 15% ? 

Bien fûté serait celui qui peut vous expliquer la norme du 15% de pourboire au restaurant que l’on observe généralement au Québec. La spécialiste en étiquette et fondatrice de etiquettejulie.com, Julie Blais Comeau, explique que cette recommandation est basée sur ce que la population juge raisonnable en termes de culture du pourboire. «Nous, les spécialistes de l'étiquette, on observe ce qu’un groupe juge acceptable et convenable, majoritairement. C'est ça la culture.»  

3. Avant ou après taxes?  

La convention au Québec veut qu’on calcule le pourboire avant l’ajout des taxes provinciale et fédérale. Or, la plupart des terminaux de paiement offrent maintenant l’ajout d’un pourcentage de pourboire sur le montant total de la facture, taxes incluses. Si on veut s'assurer de donner le montant qu’on veut, il y a toujours moyen de calculer soi-même. Petit truc : règle générale, l’addition des niveaux de taxes (TPS et TVQ) équivaut normalement à 15% de la facture avant taxes.

4. Un monde sans pourboire?  

Depuis un an déjà, le restaurant Larry’s, situé dans le Mile-End à Montréal, n’accepte plus les pourboires de la part de sa clientèle. À la place, les gestionnaires ont mis en place une rémunération stable et plus équitable pour tous les travailleurs. Ainsi, la rémunération entre les équipes de service et en cuisine serait mieux harmonisée et le salaire des serveurs ne dépendrait pas de facteurs sur lesquels il n’a aucun contrôle tel que l’achalandage ou l’humeur de la clientèle. 

5. Une norme culturelle propre à chaque pays 

Si la norme du pourboire est largement répandue au Québec, ce n’est pas le cas partout dans le monde! Chaque culture a son propre rapport au pourboire. «En Australie, quand vous allez aller faire couper vos cheveux, votre styliste va être insulté si vous lui offrez un pourboire», cite comme exemple Julie Blais Comeau. Il importe donc de faire ses recherches sur les coutumes locales lorsqu’on voyage.  

Sur le même sujet