60% moins de bibittes meurent écrasées par des autos... et c'est une mauvaise nouvelle | 24 heures
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60% moins de bibittes meurent écrasées par des autos... et c'est une mauvaise nouvelle

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Photo Fotolia

De moins en moins d’insectes meurent écrasés par des voitures au Royaume-Uni. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, c'est loin d'être une bonne nouvelle.

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Entre 2004 et 2021, le nombre de bestioles écrasées par des voitures au Royaume-Uni a chuté de 58,5%, nous apprend une étude réalisée par l’organisme de bienfaisance Buglife.

Pour en arriver à ce constat, Buglife a demandé à des automobilistes de compter, entre 2019 et 2021, le nombre d’insectes morts sur leur plaque d’immatriculation après des trajets en voiture. L’organisme avait fourni à ces automobilistes une grille d’échantillonnage à coller par-dessus leur plaque. 

Photo tirée de l'étude

En 2019, 1063 bibittes mortes ont été dénombrées par les automobilistes qui avaient parcouru 16 000 km en voiture. C’est donc 0,098 insecte mort par 1,6 km. En 2021, 11 712 insectes ont été recensés pour 195 700 km parcourus, ce qui équivaut à 0,104 insecte mort par 1,6 km. 

Or, en 2004, c'est 0,228 insecte mort par 1,6 km qui avait été rapporté (196 448 insectes morts pour 1,4 million de kilomètres parcourus).

«C’est dramatique et alarmant»   

La baisse de 60% d'insectes morts est «dramatique et alarmante», prévient Matt Shardlow, porte-parole de Buglife, dans des propos rapportés par le média scientifique NewScientist. 

L'Angleterre est la région du Royaume-Uni où la baisse a été la plus importante (65%), suivie par le pays de Galles (55%). L’Écosse s’en sort mieux, avec une diminution de 27,9%. 

Les différences régionales peuvent s’expliquer par le degré de pollution lumineuse, la présence plus ou moins importante d’insecticides et les effets variables des changements climatiques.

Ces résultats viennent corroborer ceux d’une autre étude, publiée en avril dernier, qui avait permis de démontrer que les changements climatiques et l’agriculture pourraient être à l’origine d’une diminution importante des populations d’insectes dans le monde. Les régions du monde les plus touchées pourraient enregistrer des baisses de près de 50% de leurs populations d’insectes.  

Avec les informations du NewScientist