1984, de George Orwell, ne parle pas de totalitarisme, mais de libéralisme occidental, selon une diplomate russe | 24 heures
/bref

1984, de George Orwell, ne parle pas de totalitarisme, mais de libéralisme occidental, selon une diplomate russe

Image principale de l'article «1984» ne parlerait pas de totalitarisme
AFP

1984, la célèbre œuvre littéraire de George Orwell, portait sur les dangers du libéralisme occidental et non sur le totalitarisme russe sous Staline, affirme la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

• À lire aussi: NFT: vous pouvez acheter des parties de la Russie pour aider l'Ukraine

• À lire aussi: Des activistes luttent contre la désinformation russe en changeant les étiquettes d'aliments vendus à l’épicerie

• À lire aussi: Guerres, mensonges et empoisonnements: le règne de Vladimir Poutine en 6 moments marquants

À Ekaterinbourg, en Russie, Maria Zakharova a soutenu que, pendant plusieurs années, les Russes ont cru que l’auteur britannique décrivait «les horreurs du totalitarisme», mais que c’était «l’un des plus gros mensonges au monde». 

«Orwell a parlé de la fin du libéralisme, a-t-elle lancé. Il a décrit comment le libéralisme conduirait l’humanité à une impasse.»

Elle a tenu ces propos alors qu’un membre de l’audience lui a demandé quoi répondre lorsque des amis ou des membres de sa famille affirment que la Russie est une version moderne du roman — fictif — d’Orwell.

«Orwell n’a pas écrit sur l’URSS, il ne s’agissait pas de nous, a insisté Maria Zakharova. Il écrivait sur la société dans laquelle il vivait, sur l’effondrement des idées libérales. Et on vous a fait croire qu’Orwell avait écrit sur vous.» 

Ce sont pourtant l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler et la Russie de Joseph Staline qui ont inspiré 1984, publié en 1949. Il s’agissait d’un monde parallèle où le totalitarisme et la surveillance de masse remplaçaient les droits individuels. 

Pour voir ou revoir la bande-annonce du film 1984:

La femme politique est allée jusqu’à suggérer aux gens du public de dire à leurs proches à l’étranger que ce sont eux, en Occident, qui vivent «dans un monde imaginaire où une personne peut être “annulée” [cancelled, en anglais]».

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, la Russie mène une campagne de désinformation pour justifier ses actes. 

• À lire aussi: Qu’est-ce que «Call Russia», cette campagne d’appels pour lutter contre la propagande russe?

En mars dernier, Vladimir Poutine a aussi décidé de faire taire la presse, en menaçant les journalistes de 15 ans de prison s’ils publiaient de «fausses» informations sur l'armée russe. 

Le ministère des Affaires étrangères a d’ailleurs annoncé la semaine dernière la fermeture du bureau de Moscou de CBC/Radio-Canada.

– Avec les informations de The Guardian