Censuré par son école, il utilise ses cheveux bouclés pour parler d’homosexualité et devient viral | 24 heures
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Censuré par son école, il utilise ses cheveux bouclés pour parler d’homosexualité et devient viral

Image principale de l'article Il utilise ses boucles pour parler d’homosexualité

Un président de classe d’une école secondaire de la Floride s’est fait interdire de prononcer le mot «gai» dans le discours qu’il a prononcé lors de sa cérémonie de remise de diplômes. Pour contourner les règles, il a décidé de parler de ses «cheveux bouclés», et son message ne pouvait pas être plus clair.  

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Ouvertement gai, Zander Moricz s’est fait menacer de se faire couper le micro s’il disait le «mot en g» en s’adressant à ses comparses étudiants de la Pine View School. 

«Je suis le premier président de classe ouvertement gai de l’histoire de mon école, et cette censure semble montrer qu’ils veulent que je sois le dernier. Cette menace n’est pas la première que je reçois de l’administration au sujet de mes droits queers», a écrit l'activiste LGBTQ+ au début du mois. 

Bien que Moricz se soit plié à la règle, il a réussi à parler de son homosexualité en utilisant ses cheveux bouclés comme une métaphore. Et son discours a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. 

«Je... j’ai les cheveux bouclés, lance d’emblée le finissant, sous des rires et des applaudissements. Cette caractéristique est probablement la première chose à laquelle vous pensez lorsque vous pensez à moi en tant qu’être humain.»

«Avant, je détestais mes boucles, poursuit-il. J’étais embarrassé par elles. Je passais mes journées à essayer de changer cette partie de qui je suis, mais je me suis fait du mal en essayant. Bien qu’avoir les cheveux bouclés en Floride soit difficile à cause de l’humidité, j’ai décidé d’être fier de qui j’étais et j’ai commencé à venir à l’école en étant moi-même.»

Il conclut en affirmant qu’il y aura «tellement d’enfants aux cheveux bouclés» qui voudront vivre dans une communauté accueillante, mais qui devront se résigner à cacher leurs boucles pour survivre dans le climat humide de la Floride.   

AFP

En mars dernier, le gouverneur républicain de la Floride, Ron DeSantis, a signé la loi surnommée «Don’t say gay» par les démocrates, qui interdit d’enseigner des sujets en lien avec l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.