Playtika ferme ses installations en sol québécois | 24 heures
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Playtika ferme ses installations en sol québécois

Le géant israélien de jeux mobiles gratuits Playtika fermera son studio montréalais le 1er juillet prochain, ce qui devrait causer la perte de 88 emplois, a appris Le Journal.

« Dans le cadre de ses efforts continus pour optimiser les performances et aligner l’entreprise sur l’environnement actuel, Playtika a consolidé certaines de ses opérations, ce qui a entraîné la fermeture de nos opérations sur des marchés tels que Los Angeles, Montréal et Londres », a confirmé au Journal Marc Cohen, porte-parole de l’entreprise.

Pas moins de 88 pertes d’emplois

D’après l’avis de licenciement du ministère du Travail, le studio Playtika situé sur la rue de la Gauchetière Ouest remerciera ses 88 employés le jour de la fête du Canada.

Au total, en Amérique du Nord, c’est plus de 250 travailleurs qui seront licenciés dans cette vague, rapporte le média israélien Globes.

Vendue pour 4,4 G$ en 2016

En 2016, la société Caesars Interactive Entertainement, dirigée par le Québécois Mitch Garber, avait vendu sa division de jeux en ligne Playtika pour 4,4 milliards de dollars américains.

À l’époque, l’acheteur était un consortium chinois avec Yunfeng Capital, une firme du fondateur d’Alibaba, Jack Ma, et le développeur de jeu Shanghai Giant Network Technology Co.

Aujourd’hui, Playtika a plus de 4000 employés. Quelque 34 millions de personnes jouent chaque mois à ses jeux, comme Best Friends ou Bingo Blitz.

Généreux crédits d’impôt

Rappelons que le Québec a l’un des crédits d’impôt pour l’industrie du jeu vidéo les plus avantageux au monde, selon Montréal International.

« Le crédit d’impôt peut atteindre 37,5 % des dépenses admissibles si le titre multimédia est disponible en français. Si le titre n’est pas disponible en français dès sa sortie, le taux du crédit est d’au plus 30 % », note l’organisme.