Dans l'univers musical de Navet Confit | 24 heures
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Dans l'univers musical de Navet Confit

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Illustration Sébastien Dorion d'après une photo de Martin Alarie

Quand il n’est pas en studio à rafistoler un arrangement, Jean-Philippe Fréchette alias Navet Confit consacre une large part de son temps à chercher de nouveaux sons.

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Ces découvertes musicales accumulées durant tout une vie de mélomane alimente son travail derrière la console. 

Et bonjour, son dernier opus, s’avère la parfaite symbiose de tout ce qu’il a pu assimiler comme influences. 

Dans le processus d'écriture de bonjour, est-ce qu’il y a des albums que tu as écouté plus particulièrement ? 

Oui bien sûr. J'ai écouté beaucoup de Sonic Youth. Ça s'entend. J'ai aussi une collection de Velvet Underground. J’ai aussi beaucoup écouté de musique ambient. J'ai essayé d'en mettre une petite dose dans mon album. Le côté un peu méditatif vient de là. 

On parle souvent de Pavement pour évoquer tes influences...

Oui Pavement est une influence majeure dans ma vie depuis toujours. 

Ce serait quoi ton album préféré de Pavement?

Crooked Rain, Crooked Rain. C'est fondateur dans dans ma vie de musicien. Je l'avais sur une cassette que j’écoutais dans une vieille auto dans les années 90. C’est un des albums que j'ai le plus écouté de pas mal toute ma vie. 

Ça et Brighten the Corners. J'ai de la difficulté à choisir. J'aime aussi le côté super éclaté de Wowee Zowee. Je me fais toujours avoir en rachetant toutes les rééditions. Il y a eu 4 ou 5 vinyles de Terror Twilight et je suis encore tombé dans le panneau. 

Puis j’aime tout ce que Stephen Malkmus (le chanteur de Pavement) a fait après aussi. Je l'ai vu plein de fois en show. Que ce soit avec The Jicks ou son projet solo. 

Est-ce qu’il y a des influences qui se sont ajoutées au gré de tes albums?

Oui, parce qu'il y a tout le temps de la nouvelle musique qui sort. Ça passe beaucoup par les collaborations que j'ai en studio comme réalisateur. Tout le monde écoute de la musique, tout le monde a des influences. Ça vient nourrir ce que je vais créer. En ce moment j'enregistre avec Mirabelle, puis j'enregistre avec CRABE. C'est quand même assez bipolaire (Rires). 

Un ou des albums qui te ramène à ton adolescence?

A Thousand Leaves de Sonic Youth. Sinon, recevoir la cassette de Nevermind (de Nirvana) à ma fête de 12 ans, ça a réorienté mes goûts pour le restant de ma vie. 

Beck aussi, ça a été une grande révélation parce qu'il avait ce côté grunge-là mais il amenait aussi un côté électro. C’est quelque chose avec lequel j'aime beaucoup travailler. 

Aussi, il y a Tarwater, c'est un duo allemand des années 90. Je connais ça parce que j'écoutais Claude Rajotte. Beta Band aussi c'est grâce à lui. 

Y a-t-il encore quelqu'un avec qui tu aimerais collaborer dans tes rêves les plus fous?

Cate Le Bon. Je la suis depuis son premier album. J’aime aussi ses projets avec Tim Presley, DRINKS et The White Fence

Tu t'investis beaucoup en studio. Quels sont les albums les mieux réalisés selon toi?

Est ce que t'as beaucoup de temps? (Rires) Laughing Stock de Talk Talk. La prise de son est super. 

Des fois, j'écoute des affaires et le monde rit un peu de moi... Mais Tom Petty, je trouve qu'il a des super bons trucs. Mais c'est quand même du dad rock. Mais je trouve que Wildflowers, qui est réalisé par Rick Rubin, se tient vraiment bien. 

Things We Lost in The Fire de Low. C'est un super album. J'ai découvert ça grâce mes amis qui font de la musique déprimante: Émilie Proulx et Carl-Éric Hudon

Mount Eerie de Microphones. Je trouve ça fou aussi. C'est tout enregistré en solo, mais ça sonne large. 

Un album que tu trouves sous-estimé?

Les albums solos de Nico qui était dans Velvet Underground. Les albums des années 80 réalisés par John Cale. Il y avait Brian Eno qui en faisait avec eux aussi. Mais les années 80 étant ce qu'elles sont, des fois, c'était moyen. Mais quand on y donne une chance et qu’on creuse, il y a des bons trucs à travers. 

Ta meilleure trame sonore, ça serait quoi?

J’ai toujours tripé sur Lost Highway de David Lynch ça. Aussi Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch. C'est de la musique qui vient du film lui-même: c'est un vampire musicien qui fait un genre de post-rock weird. C'est le fun de voir carrément la trame sonore se créer dans le film. 

Un artiste qu'on devrait connaître plus? 

FET.NAT de Gatineau-Ottawa. C'est un peu hermétique, mais j'adore. Éric Chenaux aussi. Je sais pas trop comment décrire ça. C'est une espèce de jazz expérimental, mais il est tout seul avec sa guitare. Je l'ai vu live et je comprends rien... C'est vraiment mystérieux. 

Ce matin, j'ai écouté une nouvelle toune de pataugeoire. Je joue avec Raph Léveillé qui est dans Embo/phlébite, qui joue dans pataugeoire. C'est vraiment trippant ce qu'ils font. 

À quoi va ressembler ton été?

Beaucoup de studios. Je fais de la musique pour un documentaire, mais je vais prendre des vacances... Imagine-toi donc! (Riress) 

Il y a un album de Larche que j’ai réalisé qui s'en vient aussi. Et, c'est étrange, on va faire des tounes de Noël au mois de juin. Ça va être un drôle de mood. 

Puis on essaie d’enregistrer le prochain album de Nüshu cet été, mon band de post-punk avec Lydia Champagne, Jessica Pion et Jerry Lee Boucher. 

Pour suivre ses activités, consultez le site de Navet Confit.

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