Les nageuses trans exclues des compétitions féminines, tranche la FINA | 24 heures
/bref

Les nageuses trans exclues des compétitions féminines, tranche la FINA

Image principale de l'article Les femmes trans bannies des épreuves féminines
AFP

C’est officiel: la Fédération internationale de natation (FINA) interdira aux nageuses trans de concourir dans les compétitions féminines si elles sont devenues femmes après la puberté.

• À lire aussi: Rita Baga répond à Sophie Durocher, qui affirme ne pas avoir d’intérêt pour les drags

• À lire aussi: Des finissants remettent un drapeau gai à leur directeur pour dénoncer une politique anti-LGBTQ+

Cette décision, qui entre en vigueur aujourd'hui, survient à la suite d'une polémique impliquant la nageuse trans américaine Lia Thomas. En mars dernier, l’étudiante de 22 ans était devenue la première femme trans à mettre la main sur un titre universitaire. 

Sa victoire à la finale du 500 yards avait ouvert un large débat, ses détracteurs estimant qu’ayant concouru en tant qu’homme par le passé, Lia Thomas bénéficiait d’un avantage physiologique injuste.

AFP

 

Un avantage «structurel»  

C'est 71% des 152 fédérations nationales qui ont voté en faveur de l'exclusion des femmes trans des compétitions féminines, lors des Championnats du monde à Budapest.

Dans un rapport publié avant la tenue du vote, un panel scientifique de la FINA affirme que les femmes trans conservent un avantage important sur leurs opposantes féminines cisgenres, même après avoir réduit leur taux de testostérone avec des médicaments.

La FINA avait chargé trois comités – l’un composé d’experts médicaux, l’autre d’avocats et le dernier d’athlètes – d’examiner la question. Le comité médical a constaté que les hommes qui devenaient des femmes conservaient des avantages.

«Certains des avantages que les hommes acquièrent à la puberté sont “structurels” et ne sont pas perdus avec la suppression des hormones», a déclaré l’une des membres du comité, la Dre Sandra Hunter, de l’Université Marquette à Milwaukee. 

«Cela inclut notamment des poumons et des cœurs plus grands, des os plus longs, des pieds et des mains plus grands.»

«Nous devons protéger les droits de nos athlètes de compétitionner, mais nous devons aussi protéger l’équité de nos compétitions, particulièrement dans la catégorie féminine des compétitions de la FINA», a mentionné dans un communiqué Hussain Al-Musallam, président de la FINA. 

• À lire aussi: Les hommes trans responsables d’une pénurie de tampons, selon une élue républicaine

Une catégorie pour tous et toutes  

Lors de son congrès, la FINA a adopté une nouvelle politique d’«inclusivité», longue de 34 pages.

«Je ne veux pas qu’on dise à un athlète qu’il ne peut pas concourir au plus haut niveau», a déclaré Al-Musallam, lors d’un congrès extraordinaire de l’instance qui s’est tenu pendant les Championnats du monde de natation de Budapest.

Il a alors annoncé mettre en place un groupe de travail pour créer «une catégorie ouverte» pour toutes les compétitions de la FINA, devenant «le premier sport» à avoir une catégorie inclusive du genre pour permettre aux athlètes trans de concourir séparément.

• À lire aussi: Voici la première cheerleader transgenre de la NFL

Brent Nowicki, le directeur général de l’institution, a déclaré que l’organisation était déterminée à maintenir des compétitions séparées pour les hommes et les femmes.

La FINA «reconnaît que certaines personnes peuvent ne pas être en mesure de concourir dans la catégorie qui correspond le mieux à leur alignement de genre légal ou à leur identité de genre», a-t-il ajouté.

La compétition masculine, en revanche, serait ouverte à tous. Mais les athlètes nés hommes et devenus femmes ne pourront concourir dans les catégories féminines de la FINA, ou établir des records mondiaux, que s’ils sont devenus hommes avant d’atteindre la puberté.

Une vidéo qui pourrait aussi vous intéresser:  

s