Dans l'univers musical d'Alex Burger | 24 heures
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Dans l'univers musical d'Alex Burger

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L’été musical d’Alex Burger pourrait être le plus mouvementé de sa carrière.

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En plus de ses spectacles avec son propre groupe, il accompagnera le groupe Bon Enfant en tournée un peu partout au Québec. 

Cet emploi du temps fort chargé ne l’empêchera pas toutefois de préserver ses habitudes de mélomane aguerri. 

Maintenant que tu as remporté un Félix pour l’album country de l’année, vas-tu faire des shows dans les festivals country ?

Je suis pas vraiment dans le réseau country encore. Je suis plus dans le réseau des festivals comme La Noce, Le Festif! Je suis un peu trop rock peut-être pour le monde du country. Mais je ne suis pas trop country pour le monde du rock. Je sens que les jeunes aiment le country. Mara Tremblay et Fred Fortin ont lancé du bon country. 

Tu es natif de Saint-Hyacinthe. Quel est le premier show qui t'as marqué quand tu vivais là-bas?

C’est pas vraiment un show, mais j'avais vu Pag qui attendait dans le stationnement de Med pizza. Ça m'avait vraiment marqué. J'avais peut-être 14 ans. Je me disais «Hé! C’est Pag et il attend une pizza comme tout le monde.» Il était tellement rock avec ses grosses lunettes. 

Est-ce qu'il y a un artiste ou un band qui t’a donné le goût de te consacrer à la musique?

Quand j'étais jeune, on était dans le punk rock. Les artistes punk rock qui passaient à MTV ou MusiquePlus nous ont donné la piqûre. J'ai commencé à jouer en même temps qu’Étienne Dupré, le bassiste de Klô Pelgag, Marc-André Dupaul de Hôte qui était aux Francouvertes cette année et Olivier Savoie-Campeau, le drummer de Roxane Bruneau et Marie Mai.

J'ai pas eu Internet à la maison avant 16 ou 17 ans. La musique, ça passait par MusiquePlus. Ça a été long avant que je découvre les Beatles. Mes parents n'écoutaient pas ça. J'écoutais ce qui passait à la télévision. Le band le plus edgy que j’ai écouté en premier ça devait être Malajube, parce que ça passait à la télévision. 

Tes parents n’écoutaient pas les Beatles... Mais qu'est ce qu’ils écoutaient?

Ma mère écoutait 2 affaires: Led Zep et Harmonium. Mon père écoutait Kenny G et Phil Collins. C’était ça sa vibe: souper romantique. Ma mère était plus «rock hippie». 

Le premier album que tu as acheté avec ton argent?

The Marshall Mathers d’Eminem. J’aime encore énormément ça aujourd'hui. Juste l'intro de l'album, c’est écoeurant. 

Tes albums country incontournables ce serait quoi?

Je suis un gros fan de Townes Van Zandt. Cette année mon gros trip c'est vraiment Willie Nelson. Je l'avais associé juste au personnage fumeur de pote, vieux bonhomme. Mais j’ai vraiment embarqué dans ces albums Phases and Stages, Shotgun Willie. Sinon, Waylon Jennings, c’est quand même une grosse influence. 

J’aime beaucoup l’univers de Blaze Foley, qui était le meilleur ami de Townes Van Zandt, John Prine, Bob Dylan. C’est pas mal mes incontournables. Merle Haggard aussi. 

Au Québec, celui qui l’a mieux fait, c'est Faulkner. Il a réussi à avoir l'énergie du country californien, des Flying Burritos, de Gram Parsons

J'écoute beaucoup le folk aussi et les artistes rock qui font beaucoup de country comme les Stones par exemple. Mais je suis aussi un gars de rock pas mal. J’aime bien les gros solos de guits comme dans Free Bird (de Lynyrd Skynyrd)

Ton album live préféré?

The Concert for Bangladesh de George Harrison. C’est un espèce de gros show au Madison Square Garden. Il y avait Leon Russell, Bob Dylan. Tout le monde est là. En plus, Clapton joue de la guitare. Sinon, le fameux Last Waltz de The Band. 

Un artiste à l'international que tu ne manques jamais quand il vient à Montréal?

Les Stones à Détroit, ça me tentait. C'était le plus proche qu’ils passaient. Je suis pas un gros consommateur de spectacles. J’aime vraiment mieux être sur scène. La dernière fois que je suis allé voir un show plus «international» c'était Death Grips. 

Une chanson que tu aurais aimé écrire?

Clay Pigeon de Blaze Foley. C'est une chanson folk que John Prine a repris aussi. 

La chanson que tu as écrite le plus rapidement ?

Sur mon album, c'est sûrement Josée et Dormir sur ton couch. Elles sont sorties vraiment rapido presto en 15 minutes. C'est rare que ça arrive. On le prend quand ça passe. 

Ton parolier ou ta parolière fétiche?

C'est dur d'accoter Dylan. Je trouve que Desjardins c'est un peu notre Dylan. Quand on écoute du vieux Desjardins dans Abbittibbi, ça s’entend qu’il écoute du Dylan. Mais Dylan, c’est le plus grand songwriter de tous les temps. Au Québec, c'est sûr que Plume a écrit de grandes chansons. 

Dans le plus contemporain, j'aime beaucoup ce que fait Comment Debord. C’est original. C’est pas calqué sur une vieille chanson ou un vieil auteur-compositeur. 

J’allais justement te demander ton récent coup de cœur en musique...

Il y a des bonnes affaires au Québec en ce moment. J’aime beaucoup Bobo Laurent. Il est très peu connu mais c'est super bon comment il écrit.

J'ai aussi la chance de jouer avec des musiciens que je respecte tellement comme Mon Doux Saigneur et Bon Enfant. Si je jouais pas avec eux, je dirais que c'est des auteurs-compositeurs que j'apprécie beaucoup. Mais comme je joue avec eux, ça fait un peu un peu licheux. (Rires) 

À quoi ressemble ton été?

Ça va être l'été le plus fou de ma vie. Je pars en tournée avec mon band. On fait une énorme tournée de toute la province. Et je pars aussi avec Bon Enfant pour le même genre de tournée. À partir du 27 juin c'est la folie! 

Pour connaître ses dates de spectacles, visitez le site d'Alex Burger.

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