La CAQ pointée du doigt dans un bilan dévastateur | 24 heures
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La CAQ pointée du doigt dans un bilan dévastateur

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Joël Lemay / Agence QMI

Au moins 600 ménages ont réclamé l’aide de leur municipalité pour se reloger le 1er juillet 2022. Le gouvernement caquiste est dans l’eau chaude en ce qui concerne la crise du logement au Québec, a révélé un bilan dévastateur samedi.

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Selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le bilan ne présente qu’une partie de l’iceberg puisque d’autres ménages feront leur demande d’aide dans les prochaines semaines, alors que les déménagements se poursuivent. «[Ce sera] révélateur d’une crise beaucoup plus profonde, à laquelle il faudra rapidement s’attaquer pour éviter la répétition année après année de tels drames humains», a déclaré la porte-parole de l’organisme, Véronique Laflamme.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

Capture d'écran

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

Dans son bilan, le FRAPRU a notamment déploré la mauvaise gestion de la crise du logement par le gouvernement Legault, qui n’a pas tenu ses promesses durant ses quatre années de mandat. «Non seulement il a échoué à respecter son engagement de livrer l’entièreté des 15 000 logements sociaux déjà promis dans le programme AccèsLogis, mais plusieurs projets ne sont même pas entièrement financés», lit-on dans le document.

Le FRAPRU réclame que tous les partis politiques en lice pour les élections du 3 octobre s’engagent à mettre sur pied des mesures structurantes de sortie de crise.

«Ça fait au moins quatre ans qu’on vit une crise du logement au Québec et on est devenu, en quelque sorte, très bon pour gérer une situation d’urgence, mais pas pour s’attaquer à la racine du problème. Le gouvernement de la CAQ a passé la première partie de son mandat à nier l’existence de la crise. À la fin, il l’a reconnue du bout des lèvres, mais on se retrouve avec quatre années de perdues pour régler la crise», a indiqué Andrés Fontecilla, porte-parole de Québec solidaire en matière de logement et d’habitation.

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Le parti déplore, entre autres, le nouveau programme de la CAQ qui implique l’abandon des logements sociaux au profit de logements abordables à des loyers plus chers. Ce sont donc entre 6000 et 7000 logements, dont plusieurs ont déjà reçu du financement, qui seront abandonnés par le gouvernement caquiste, a précisé le député. «C’est carrément irresponsable et indigne», a-t-il affirmé.

Pour l’avenir, M. Fontecilla atteint les objectifs du FRAPRU en matière d’habitation. Rappelons que l’organisme demandait, dans son bilan, que les partis politiques en lice pour les prochaines élections établissent un plan clair afin de venir à bout de la crise du logement.

«Notre engagement sera de construire 50 000 logements sociaux en cinq ans, donc 10 000 chaque année pendant cinq ans. On va aussi protéger davantage les locataires qui subissent des abus en termes d’augmentation de loyer ou de rénovations, par exemple», a promis le porte-parole de Québec solidaire.

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À la Ville de Montréal, l’administration a confirmé à TVA Nouvelles qu’elle invitait les ménages qui n’ont pas trouvé de logement à appeler le 311.

«On sait que cette année est particulièrement difficile pour plusieurs, c’est pourquoi on a redoublé d’efforts encore une fois cette année et qu’on a anticipé les besoins en déployant des sommes records pour accompagner tout le monde, avec plus de 3,5 M$ en contribution au service de référence de l’OMHM», a-t-il été mentionné par courriel.

Un bilan complet de l’opération sera fait au cours des prochaines semaines.

Montréal demande l’aide de Québec pour accélérer la construction de logements sociaux.

«Les besoins criants de la métropole et des autres municipalités du Québec nécessitent des investissements majeurs qui permettront d’accélérer la construction de logements sociaux et abordables, qui reste la seule manière de s’attaquer durablement aux crises du logement répétées. L’abordabilité de Montréal reste une priorité de notre administration et nous poursuivrons notre chantier Montréal abordable avec nos partenaires», a souligné l’administration de la mairesse Valérie Plante.

- Avec TVA Nouvelles

La situation dans la province

La crise du logement n'a pas de favoris, et plusieurs villes du Québec doivent faire des pieds et des mains pour aider les locataires sans logis. Voici le nombre de ménages qui ont demandé l'aide de leur municipalité. Dans le cas de Montréal, le nombre de ménages sans logement avait pratiquement doublé dans les deux premières semaines de juillet.

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Drummondville: 135

Montréal: 118

Québec: 55

Sherbrooke: 50

Gatineau: 40

Trois-Rivières: 24

Cowansville: 23

Granby: 20

Laval: 15

Saguenay: 13

Rimouski: 10

Joliette: 10

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