Prendre la voiture enceinte, ça compte comme du covoiturage aux États-Unis? | 24 heures
/bref

Prendre la voiture enceinte, ça compte comme du covoiturage aux États-Unis?

Image principale de l'article Prendre la voiture enceinte, c'est du covoiturage?
Brandy Bottone

Une Texane enceinte qui a été arrêtée pour avoir emprunté une voie réservée au covoiturage a tenté de se dépêtrer de sa contravention en faisant valoir que son bébé à naître est un passager, en raison de l’annulation de l’arrêt Roe c. Wade qui protégeait le droit à l'avortement. Un argument qui peut sembler farfelu, mais qui a un fond bien militant.

• À lire aussi: Elon Musk met fin au rachat de Twitter : bataille juridique à l'horizon

Brandy Bottone conduisait dans une voie réservée à deux occupants par voiture, sur une route de Dallas, quand elle s'est fait arrêter. 

Quand l’agent lui a demandé si elle était seule, la jeune femme n’a pas hésité à répondre «non, nous sommes deux» en montrant son ventre et en affirmant que sa «petite fille est juste là».

Le policier lui a cependant répondu qu’elles devaient être deux personnes à l’extérieur du corps, a rapporté le Dallas Morning News. Si le code pénal de l’État reconnaît le fœtus comme une personne, ce n’est cependant pas le cas du Code des transports du TExas. 

«Un agent m'a en quelque sorte balayée du revers de la main lorsque j'ai mentionné qu'il s'agissait d'un enfant vivant, conformément à tout ce qui se passe avec l'annulation de l'arrêt Roe c. Wade. Je lui ai dit: “Je ne sais pas pourquoi vous ne le voyez pas”», a-t-elle expliqué au quotidien.

La future mère a reçu une amende de 215$, contravention qu’elle souhaite contester au tribunal dans quelques jours.

«J'en ai le sang qui bout. Comment cela peut-il être juste? Selon la nouvelle loi, c'est une vie», a-t-elle soutenu. «Je sais que cela peut tomber dans l'oreille d'un sourd, mais en tant que femme, c'était choquant.»

• À lire aussi: La «cocaïne rose», un dangereux cocktail de drogues à Montréal

Selon un avocat, le cas de Mme Bottone pourrait faire entrer l’État dans un «territoire inconnu».

«Je trouve son argument créatif, mais je ne pense pas que, sur la base de l'itération actuelle du Code des transports du Texas, son argument ait des chances d'aboutir devant une cour d'appel», a déclaré l'avocat Chad Ruback au Washington Post . «Cela étant dit, il est tout à fait possible qu'elle trouve un juge de première instance qui la récompenserait pour sa créativité.»

«C'est une situation très unique dans la jurisprudence américaine», a-t-il précisé.

À VOIR AUSSI

s