Des phoques de l’estuaire du Saint-Laurent touchés par la grippe aviaire | 24 heures
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Des phoques de l’estuaire du Saint-Laurent touchés par la grippe aviaire

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La grippe aviaire de type H5N1 affecte maintenant les phoques communs de l’estuaire du Saint-Laurent.

Selon Stéphane Lair, professeur en santé de la faune à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, une douzaine de carcasses ont testé positive la semaine dernière.

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L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a, à ce jour, confirmé deux de ces résultats, a-t-il indiqué. «Nos résultats sont théoriques tant qu’ils ne sont pas officiellement confirmés par l’ACIA, a précisé le Dr Lair. C’est une question réglementaire, parce que c’est un virus. Mais il n’y a aucun doute sur la cause de mortalité de ces animaux-là.»

En fait, selon les données de surveillance du Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins, qui regroupe une quinzaine d’organismes et institutions du Québec, le taux de mortalité des phoques communs de l’Estuaire est de huit fois supérieur à la moyenne historique.

«On parle d’environ une centaine de phoques communs, de carcasses, qui ont été trouvés au cours des derniers mois, a rapporté le professeur de l’UdeM. Quelques animaux encore vivants ont été observés avec des signes neurologiques, des signes nerveux. Mais la plupart sont trouvés morts.»

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Stéphane Lair croit que les phoques communs de l’Estuaire ont été contaminés par les Eiders à duvet, avec lesquels ils partagent les mêmes rochers. «On n’est pas certain, mais on pense que c’est un contact direct avec les Eiders parce qu’il y a eu beaucoup de cas dans le Bas-Saint-Lauren chez les Eiders à duvet, et les phoques ne sont pas reconnus pour manger des oiseaux.»

Aucun cas de grippe aviaire n’a toutefois été rapporté chez les phoques des Îles-de-la-Madeleine ni en Gaspésie.

«Ma suspicion, c’est qu’il y a moins de contact entre les Fous de Bassan et les phoques, a souligné M. Lair. Pour l’instant, nous concentrons nos efforts sur l’Estuaire. Ceci étant dit, on surveille la situation, nous avons des bénévoles aux Îles, et si jamais il y avait des mortalités accrues, inhabituelles, on devrait être en mesure de mettre en place un système pour pouvoir récolter des échantillons.»

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