Dans l'univers musical de Vincent Vallières | 24 heures
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Dans l'univers musical de Vincent Vallières

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Illustration : Sébastien Dorion d'après une photo de Le Petit Russe

La belle saison ramène Vincent Vallières et ses compères sur de nombreuses scènes un peu partout au Québec.

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De sa jeunesse sherbrookoise jusqu’à aujourd’hui, l’auteur-compositeur-interprète n’a cessé de s’intéresser en parallèle aux nouveautés musicales et aux classiques du rock.  

Et comme tout bon mélomane, ses préférences ratissent large. 

Tu as recommencé à tourner avec ton band. Ça devait être le fun de retrouver cette ambiance de scène?

Oui! En plus, on l’avait pas fait depuis la sortie de Toute beauté n'est pas perdue l’année dernière. Cet été, je fais les deux tournées en parallèle. Je fais une dizaine de spectacles avec mon band et une dizaine de spectacles en solo. 

Le premier album que tu as acheté avec ton argent?

Out of Time de R.E.M.. C'est mon premier CD. Mais sinon la première cassette acheté avec mon argent, c'est la trame sonore de Stand By Me. J’avais acheté ça en vacances. 

Tu viens de Sherbrooke. C’est quoi les premiers gros shows que tu as vu là-bas?

Les premiers gros shows, c’était au début des années 90, les grandes années de la Fête du Lac des Nations. Je me rappelle entre autres d’une soirée où il y avait Michel Rivard mais pendant son spectacle, il y avait un jeune chanteur qui faisait une demi-heure de show qui s’appelait Daniel Bélanger. Il venait de sortir son premier disque. 

Des albums qui te ramènent à l'adolescence?

Pour moi, l'adolescence, c'est assez vaste quand même. Côté francophone, il y avait toute la musique québécoise des années 70. Les albums de Piché, d'Octobre, de Beau Dommage. Il y avait aussi L’amour est sans pitié de Leloup. J'avais Les insomniaques s’amusent de Daniel Bélanger. 

À l’international, c’était la découverte de la musique rap avec les Beastie Boys. C’était aussi la découverte des albums majeurs du rock n’ roll: The Wall de Pink Floyd, les Led Zeppelin. 

Est-ce qu'il y a eu une phase musicale dans ta vie qui te fait un peu sourire aujourd’hui?

Les groupes comme Rush et la musique progressive, j’en écoutais à une époque parce que mon bassiste (Michel-Olivier) Gasse en écoutait. Mais c’est pas quelque chose que j’écoute encore aujourd’hui. Je ne renie pas ça, mais c’est une musique avec laquelle j'ai moins d'affinités.  

Quel artiste aimes-tu depuis le plus longtemps et que tu trouves encore pertinent aujourd’hui?

Les Beatles, les Rolling Stones, Bob Dylan, Simon and Garfunkel, Paul Simon, Aretha Franklin, Sam Cooke. Tous les albums de Miles Davis et de John Coltrane que j’ai découverts à la fin du secondaire et au début du Cégep. Ça demeure des références. Je redécouvre de nouvelles affaires chaque fois que je les réécoute. 

La chanson que tu as écrite le plus rapidement?

Probablement les premières chansons de mon premier album. (Rires...) Mon deuxième extrait radio, Ti-Guy s’détruit, était une chanson que j’avais présentée à Cégeps en spectacle. Je l’ai composée à la fin du secondaire. C’était littéralement une question de minutes. C’était beaucoup de l’écriture d’instinct. C’était plus ou moins retravaillé. 

Une chanson que tu aurais aimé écrire?

Il y en a plusieurs! J’ai réinterprété cet été la chanson Compter les corps de Vulgaires Machins. C’est une chanson qui met le doigt sur quelque chose que j’aurais pas été capable d’écrire avec la même intensité. Cette chanson-là n’a pas pris une ride même si ça a été composé il y a plus de 15 ans. 

La plus belle chanson d'amour jamais écrite selon toi?

Deux vieilles de Clémence Desrochers. C’est vraiment une chanson poignante sur ces deux femmes qui s’aiment. C’est une chanson peut-être méconnue de la nouvelle génération d'auteurs de musique québécoise, mais elle gagnerait à être connue davantage. 

Un album que tu as possédé dans un plus d’un format (vinyle, cassette, CD)?

Il y a des albums que j'ai eu en CD et en vinyle. Il y en a plusieurs qui se dédoublent chez nous. Parce qu’aujourd’hui je suis plus un collectionneur de disques vinyles. Les grands classiques des Beatles et de Bob Dylan, Johnny Cash, c’est des affaires que j'ai achetés en CD et que j’ai rachetés en vinyle. 

Tu as beaucoup chanté le Québec (Fermont, Asbestos). Quel autre artiste a aussi bien chanté le Québec? 

Je pense que ceux qui l’ont mieux chanté pour leur génération c’est Clément Desrochers, Gilles Vigneault, Félix Leclerc. Ils ont été vraiment des témoins clés de leur époque à travers leurs chansons. Autant au niveau social, politique. Les chansons de Clémence témoignent des fois de la proximité de la nature, de notre rapport au territoire. 

Dans la génération qui a suivi, je pense que Richard Séguin, Michel Rivard, Paul Piché l’ont fait aussi. Comme Laurence Jalbert un peu après. 

Tes plus récents coups de cœur en musique?

Il y a une nouvelle vague de jeunes autrices-compostrices que j’apprécie beaucoup. Je trouve que la musique de Lou-Andriane Cassidy et d’Ariane Roy risque de marquer la prochaine génération. Je trouve que les nouvelles voix féminines apportent énormément. Autant au niveau du propos que de la musique.  

Du côté des gars, Thierry Larose est vraiment un artiste à surveiller.  

Pour connaître ses dates de spectacles, consultez le site de Vincent Vallières.

Écoutez sa liste de lecture.

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