Festival international Nuits d’Afrique: la tête d’affiche se voit refuser l’entrée au pays | 24 heures
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Festival international Nuits d’Afrique: la tête d’affiche se voit refuser l’entrée au pays

Image principale de l'article  La tête d’affiche refusée au Canada
Courtoisie Instagram

La tête d’affiche du Festival international Nuits d’Afrique, la chanteuse Yemi Alade, qui devait clôturer l’édition 2022 ce dimanche, s’est vu refuser l’entrée au pays parce que les autorités canadiennes craignent qu’elle veuille s’établir ici malgré sa renommée internationale.  

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La directrice générale et cofondatrice du Festival, Suzanne Rousseau, est déçue «qu’on se referme sur nous autres», a-t-elle indiqué en entrevue au 24 heures, alors que des artistes de l’extérieur veulent venir performer et faire découvrir leur œuvre à Montréal.  

Dans le cas de l’autrice-compositrice d’origine nigériane, une première demande d’un visa pour elle et son groupe a d’abord été refusée le 11 juillet dernier, alors que le dossier avait été déposé en mars.  

«On nous a donné la raison standard: par crainte de voir la personne s’installer sur le territoire», déplore Mme Rousseau. Yemi Alade cumule des millions de vues de ses vidéos sur YouTube, dont l’une a eu 145 millions de visionnements.   

Après ce refus, la directrice générale est alors passée au plan B en tentant une demande «extrêmement prioritaire» seulement pour l’artiste afropop, qui est restée sans réponse en raison du délai trop court.   

Faire sa demande... six mois à l’avance  

Depuis environ cinq ans, Mme Rousseau constate que le délai d’attente de l’approbation d’un visa par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) est beaucoup plus long qu'avant.   

Et cette année, c’est encore pire: elle affirme que l'IRCC lui aurait demandé de faire sa demande de visa six mois à l’avance en raison du délai d’attente, un délai impossible dans le cadre d’un festival, estime-t-elle, alors que plusieurs contrats avec les artistes en prévision de leur venue ne sont pas encore signés.  

«On signe habituellement les contrats trois ou quatre mois d’avance», précise-t-elle.   

PHOTO COURTOISIE/BOHDAN KISZCZUK/FESTIVAL INTERNATIONAL NUITS D'AFRIQUE

Heureusement, le Festival a trouvé à la dernière minute une remplaçante pour jouer sur la grande scène extérieure, Sampa The Great, une rappeuse australienne originaire de la Zambie.  

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