Le street dance pour faire rayonner Montréal | 24 heures
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Le street dance pour faire rayonner Montréal

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Le street dance, grand parapluie recouvrant plusieurs styles de danse comme le hip-hop, le breakdance, le popping, le waacking ou encore le krump dance, s’organise pour donner une résonnance internationale à Montréal.  

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C’est le projet de Pierre «Reborn» Lam et Marine Coeurdassier de RCA Events, un organisme à but non lucratif qui met sur pied des événements publics et gratuits de street dance afin de partager cette forme d’art qui, dans l’esprit de beaucoup, est restée quelque part dans les années 80 ou 90.  

Rencontrés lors d’une compétition de danse hip-hop, les deux organisateurs s’entendent sur les bienfaits du streetdance. 

«C'est quelque chose qui nous permet de nous exprimer, de combattre nos démons intérieurs», raconte Marine Coeurdassier, elle-même danseuse. «Souvent il y en a qui trouvent refuge dans cette forme d’art-là pour continuer à combattre les défis de la vie.»  

Marine Coeurdassier, organisatrice d'événements de street dance pour RCA Events.

Marine Coeurdassier, organisatrice d'événements de street dance pour RCA Events.

Pierre «Reborn» (son nom de danseur) Lam souhaite aussi organiser ces événements afin de rejoindre les différentes générations qui pratiquent ces disciplines.  

«Quand les jeunes qui sont dans les parcs voient nos événements, ils peuvent rencontrer des experts et apprendre les fondements de ces danses-là», explique-t-il.  

Lui-même danseur depuis 15 ans, il se souvient que c’est de cette façon qu’il s’est d’abord intéressé au street dance.  

Faire briller Montréal  

«Avec Toronto et Vancouver, Montréal est l’une des villes les plus importantes pour le street dance au Canada», affirme Marine Coeurdassier.  

Grâce à des subventions et à leurs récoltes de dons, les organisateurs de RCA Events espèrent même donner des ailes à la communauté montréalaise de street dancing.  

«On veut aller chercher des juges de l’international ou envoyer des bons danseurs performer à l’étranger», résume Marine Coeurdassier.  

Pour l’instant, leurs événements gratuits se cantonnent aux espaces publics ou à certaines salles, où depuis l’année dernière ils ont l’occasion de montrer le street dance au grand public.  

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Des origines multiculturelles et inclusives 

Le street dance regroupe un ensemble de danses dont les origines proviennent de la rue et de la culture hip-hop, explique Marine Coeurdassier.   

DKC Freeze, un danseur considéré comme un des plus anciens du circuit, se souvient qu’il a commencé à danser dans les rues et les parcs durant les années 80.  

«On arrivait dans des blocks parties, à NDG ou à Côte-des-Neiges, pis là y’avait des battles. Pas de juge, pas d’argent, on freestylait pour se prouver», nous a-t-il rencontré en marge d’une compétition au parc Jarry. 

«C’est très inclusif, même pour les personnes en situation de handicap. Par exemple à Montréal il y a LazyLegz qui danse avec des béquilles», raconte Marine Coeurdassier. 

Luca Patuelli alias «LazyLegz» est un breakdancer montréalais né avec un syndrome qui l’empêche de contrôler ses jambes. Il est connu de par le monde pour son style de dance où il utilise ses béquilles pour performer.  

Le breakdance est annoncé pour être une discipline officielle aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, ce qui ajoute à l’importance de considérer sérieusement la discipline, selon Pierre Lam. 

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