Des élèves de l’Oklahoma qui pratiquent un sport doivent prouver leur sexe assigné à la naissance | 24 heures
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Des élèves de l’Oklahoma qui pratiquent un sport doivent prouver leur sexe assigné à la naissance

Les écoles publiques de l'Oklahoma demandent désormais une preuve du sexe ayant été attribué à la naissance de leurs élèves qui souhaitent participer à des compétitions sportives. 

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Il y a quelques mois, le gouverneur de cet État du sud des États-Unis, Kevin Stitt, avait approuvé une loi interdisant aux élèves trans qui sont nés hommes de compétitionner avec des équipes sportives féminines (ou l'inverse).

La semaine dernière, un formulaire de l'école publique de Woodall a fait réagir sur les réseaux sociaux, comme le rapporte NBC. Le document, qui doit être rempli par un parent ou le tuteur et notarié, sert à attester le sexe assigné à la naissance de l’enfant. 

«Ça n’a rien à voir avec le fait d’encourager les filles à devenir des athlètes», s'est notamment insurgée Erin Matson, directrice générale du groupe de défense des droits à l’avortement Reproaction. 

«C’est du totalitarisme. C’est l’agenda des nationalistes blancs» a ajouté celle qui a partagé une photo du formulaire. 

«Nous protégeons le sport féminin»

Après avoir signé le projet de loi en mars dernier, le gouverneur républicain avait affirmé que «les filles devraient concourir contre les filles. Les garçons devraient concourir contre les garçons». 

Le gouverneur de l'Oklahoma, Kevin Stitt

AFP

Le gouverneur de l'Oklahoma, Kevin Stitt

«Nous protégeons le sport féminin. Nous assurons des règles du jeu équitables pour les athlètes féminines qui travaillent fort pour s’entraîner, qui sont dévouées à leur équipe, qui rêvent d’être numéro un dans leur sport et qui méritent une compétition équitable. La réalité est que les hommes sont biologiquement différents des femmes.»

L’Oklahoma fait partie des 18 États américains à avoir instauré une telle loi, dont l’Iowa, l’Utah et le Dakota du Sud. L’Oklahoma est toutefois le seul État à demander un affidavit prouvant le sexe des élèves à la naissance.  

L’exemple de Lia Thomas

En mars dernier, la nageuse américaine Lia Thomas est devenue la première femme trans à mettre la main sur un titre universitaire. 

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Sa victoire à la finale du 5000 yards avait créé la polémique. Certains estiment que l’étudiante de 22 ans, qui a déjà concouru en tant qu’homme, bénéficiait d’un avantage physiologique injuste.

Lia Thomas, étudiante de 22 ans née de sexe masculin, est devenue au printemps la première nageuse transgenre à remporter un titre universitaire au printemps, dans la catégorie féminine.

AFP

Lia Thomas, étudiante de 22 ans née de sexe masculin, est devenue au printemps la première nageuse transgenre à remporter un titre universitaire au printemps, dans la catégorie féminine.

La Fédération internationale de natation (FINA) a d’ailleurs annoncé en juin dernier qu’elle interdira aux nageuses trans de concourir dans les compétitions féminines si elles sont devenues femmes après la puberté.

− Avec les informations de NBC

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