Sebastian Vettel se retire de la F1 pour des raisons climatiques | 24 heures
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Sebastian Vettel se retire de la F1 pour des raisons climatiques

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AFP

Le quadruple champion du monde de Formule 1 Sebastian Vettel a annoncé la semaine dernière qu’il prenait sa retraite en raison du lourd bilan carbone du sport automobile. En tant que concurrent, il ne peut plus justifier son rôle dans la crise climatique.

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Jeudi dernier, plusieurs amateurs de F1 ont été surpris de voir le pilote se créer un compte sur Instagram, lui qui se tenait bien loin des réseaux sociaux et des médias. 

Une vidéo publiée par Vettel a rapidement éclairci la situation. Il a profité de la plateforme pour annoncer sa décision de quitter la F1 à la fin de la saison. 

Le pilote de 35 ans a admis que ses préoccupations concernant l'urgence climatique et la contribution de son sport au problème ont joué un rôle dans sa décision. 

Les Grands Prix, ainsi que les périodes d’essais d’avant et d’après-saison, sont responsables de 256 551 tonnes de CO2 par année, selon un rapport que la Formule 1 a elle-même produit en 2019

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C’est l’équivalent des émissions annuelles de près de 77 000 voitures. 

À titre comparatif, ça représente plus que les émissions annuelles de Dow Chemical Canada, la 21e entreprise la plus polluante au Québec, selon le palmarès établi par Le Journal de Montréal.

Et ces données ne prennent pas en considération le déplacement des spectateurs et des touristes qui assistent aux diverses courses qui se tiennent partout dans le monde. 

Un pilote engagé

Le pilote chez Aston Martin a fait ses débuts en 2007. Il est devenu le plus jeune champion du monde de ce sport lorsqu'il a remporté son premier titre à 23 ans. 

Ces dernières années, il s'est montré de plus en plus ouvert sur les questions environnementales. En mai dernier, il avait exprimé son ambivalence à concourir en F1, un sport qui implique qu'il voyage partout dans le monde pour conduire des voitures et «dépenser du gaz». 

La course automobile ne semble donc plus en accord avec son engagement grandissant en faveur du climat. 

Rappelons que Sebastian Vettel était arrivé à la journée portes ouvertes du Grand Prix de Montréal vêtu d'un chandail dénonçant l'exploitation des sables bitumineux au Canada. 

Ce n'est pas la première fois qu'il se positionne de cette manière contre les industries polluantes. 

Au Grand Prix de Miami, il arborait un t-shirt avec la mention «Miami 2060 – premier Grand Prix sous l'eau – Agissez maintenant ou nagez plus tard» pour sensibiliser aux conséquences du changement climatique. 

AFP

— Avec les informations de The Guardian

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