Impact sur le cerveau: la malbouffe inquiète la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer | 24 heures
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Impact sur le cerveau: la malbouffe inquiète la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer

Une étude démontrant que la consommation d’aliments hypertransformés peut entraîner un déclin des facultés cognitives préoccupe la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer, qui recommande de se tenir loin de la malbouffe.

«On le savait depuis plusieurs années que la malbouffe a un impact sur le cerveau. Avec l’étude, on vient mettre un chiffre sur ce déclin. Il faudrait plus de 20% de proportion de malbouffe dans notre alimentation pour assister à un déclin cognitif», a commenté mardi sur les ondes de LCN la directrice recherche et développement, qualité des services de la Fédération, Nouha Ben Gaied.

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Or, le seuil de 20% peut être atteint très rapidement.

«Avec un burger et une frite, on a plus de 580 calories. Pour une alimentation à 2000 calories par jour, ça équivaut à une proportion au-delà de 20%», a calculé Mme Ben Gaied.

Malgré les dangers de la malbouffe, la spécialiste est d’avis que celle-ci est omniprésente dans la vie de bien des gens.

«Ça fait partie de notre mode de vie. On veut que ça soit rapide. On ne sait pas toujours ce que l’on mange. Il faut prendre le temps de s’alimenter correctement et, surtout, de cuisiner nous-mêmes», a-t-elle souligné.

«La consommation [de pizzas congelées ou d’aliments provenant de la restauration rapide] vient perturber notre flore intestinale. De plus, on sait qu’il y a un lien entre celle-ci et l’inflammation dans le cerveau. Ce soir, on laisse de côté la pizza», a appelé Nouha Ben Gaied.

L’étude, dévoilée lundi dans le cadre de la conférence internationale sur la maladie Alzheimer tenue à San Diego, se base sur des données recueillies auprès de 10 000 Brésiliens pendant une décennie.