Finie l'essence au défilé de la Fierté | 24 heures
/environment

Finie l'essence au défilé de la Fierté

Image principale de l'article Un défilé vert pour Fierté Montréal
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Finis les combustibles fossiles à Fierté Montréal. Seuls les véhicules hybrides, électriques ou ceux fonctionnant au biocarburant seront autorisés au défilé qui clôturera le festival dimanche.

• À lire aussi: Pétro-masculinité: quand brûler du gaz dans un gros char est synonyme de virilité

• À lire aussi: Quel est le problème avec les VUS?

«On est les premiers au Canada à atteindre cet objectif, et peut-être les premiers au monde même», fait valoir le directeur général de Fierté Montréal, Simon Gamache. 

Toutes les organisations ont le devoir de réduire leur empreinte carbone en 2022, plaide le festival. La décision de bannir les véhicules à essence du défilé s’inscrit donc dans un plan d'action en matière d'écoresponsabilité qui sera bientôt finalisé. 

Mais pour Fierté Montréal, cette mesure est aussi une forme de «revendication». 

«Le défilé de la fierté est bien sûr festif, mais ses fondements sont revendicateurs. Ainsi, dans le contexte climatique actuel, il est impératif d'envisager un tel événement sous un angle écoresponsable. La décision d'autoriser uniquement des véhicules verts est une mesure en ce sens», précise M. Gamache. 

Pour l’heure, «tous les véhicules inscrits au défilé seront verts», assure-t-il. 

La crise climatique et les enjeux LGBTQ+

Fierté Montréal observe également un lien entre les luttes LGBTQ+ et les enjeux environnementaux. 

Au Québec comme ailleurs, les populations vulnérables sont les premières victimes de la crise climatique. 

• À lire aussi: Injustice: «Nous ne sommes pas tous égaux devant les changements climatiques»

«Les Premières Nations, les femmes, les jeunes, les personnes racisées, les plus démunies, les personnes de la communauté LBGTQ+ ou celles en situation de handicap, ce sont les personnes marginalisées qui sont démesurément touchées par les changements climatiques», explique l’analyste des politiques et des campagnes à Oxfam-Québec, Catherine Caron. 

«Si on parle d'inégalités dans la société, on ne peut dissocier justice sociale de justice climatique», résume quant à lui Simon Gamache.

 

Sur le même sujet