Le prix des résidences a commencé à reculer et ce n’est qu’un début | 24 heures
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Le prix des résidences a commencé à reculer et ce n’est qu’un début

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Après Vancouver et Toronto, c’était au tour de Montréal d’enregistrer une diminution du nombre de ventes sur le marché immobilier en juillet. Ce ralentissement plus rapide que prévu des ventes – et de la surenchère! – annonce un retour prochain à l’équilibre... et une baisse des prix.

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Le marché immobilier de la province se calme progressivement et les prix ont déjà commencé à reculer à Montréal, en juillet, selon les toutes dernières statistiques de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

«Le changement de la dynamique du marché est clairement confirmé, a fait savoir le directeur du Service de l’analyse de marché de l’APCIQ, Charles Brant. L’ampleur de la hausse des taux d’intérêt, en seulement 4 mois, a accéléré le ralentissement du marché, quoique de façon beaucoup plus progressive que dans d’autres grandes villes canadiennes.»

Le nombre de ventes résidentielles en juillet à Montréal a baissé de 18% par rapport au même mois en 2021. Si les prix demeurent élevés par rapport au marché prépandémique, on a noté une diminution importante de la surenchère et un début de baisse des prix.

Par exemple, le prix médian des maisons unifamiliales dans la grande région métropolitaine s’est établi à 550 000$ en juillet, soit une hausse de 10% par rapport à juillet 2021, mais une baisse de 30 000$ comparativement à avril 2022. 

Cette chute s’explique par «la baisse du pouvoir d’achat des ménages et un affaiblissement de leur capacité à se qualifier pour obtenir un prêt hypothécaire», explique Charles Brant.

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Des écarts importants ailleurs au Canada

Si le phénomène est encore timide au Québec, le marché immobilier canadien connaît présentement une correction significative dans plusieurs villes du pays, menant à des écarts jusqu’à 20% entre le prix affiché et celui à la vente, a rapporté en juillet le National Post.  

On y donnait l'exemple de maisons vendues quotidiennement jusqu'à 100 000$ moins cher en banlieue de Toronto, en Ontario, à Victoria, en Colombie-Britannique, ou même à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Le Québec ne devrait cependant pas connaître le même sort, compte tenu du fait que les investisseurs immobiliers y sont moins nombreux et que la surenchère a été moins importante dans les derniers mois.

Avec Guillaume Cyr