Le chalet qui a rapproché la famille Collins | 24 heures
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Le chalet qui a rapproché la famille Collins

Rosalie Collins, Alexis Collins, Olivier Collins, Greg Collins et Maggie Bérubé devant leur chalet dans les Laurentides.
Photo courtoisie famille Collins

Rosalie Collins, Alexis Collins, Olivier Collins, Greg Collins et Maggie Bérubé devant leur chalet dans les Laurentides.

Les membres de la famille Collins n’ont jamais été aussi proches que depuis qu’ils ont décidé d’acheter un chalet ensemble. «Je n’ai jamais vu la famille communiquer aussi souvent. Pendant deux ans, on s’est parlé chaque jour!» lance avec enthousiasme le père de famille Greg Collins.  

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Oui, c’est en bonne partie parce que leur repaire à Notre-Dame-du-Laus, dans les Laurentides, leur fournit un lieu de rassemblement idéal depuis février dernier. Mais aussi parce qu’ils ont dû se coordonner et être disciplinés pour arriver à concrétiser ce rêve, qui ne pouvait être réalisé que collectivement.  

«On était tous intéressés chacun de notre côté [par l’achat d’un chalet], mais même si on avait mis 300 000$ ou 400 000$, les chalets n’étaient pas si beaux, même pas sur le bord d’un lac», rapporte Olivier, l’un des fils de Greg et Maggie Bérubé. 

L’idée d’acheter en groupe a donc fait son chemin. Rapidement, les membres de la famille se sont rendu compte que s’ils voulaient un jour acheter un chalet correspondant à leurs critères assez élevés – au bord d’un lac bien situé, avec une plage, de l’espace pour installer un terrain de volleyball... – il fallait s’y mettre avec sérieux.  

«Le marché allait vite. On trouvait un chalet potentiel et quand on appelait, on se faisait dire qu’il était déjà vendu», se souvient Maggie Bérubé.  

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En mode business 

La famille s’est donc mise en mode business, allant jusqu’à doubler son budget initial, en décidant de louer le chalet à l’occasion pour compenser les frais additionnels. Et après deux ans de recherche, elle a trouvé la perle rare, au bord du lac du Poisson-Blanc: un regroupement de quatre unités, soit un chalet principal et trois plus petits comprenant deux chambres chacun.  

«C'est la parfaite façon d’être tous ensemble, mais que chacun ait son petit espace», remarque Olivier, qui vient tout juste d’avoir un enfant avec sa conjointe.  

Mais le travail ne se finit pas là: qui dit location dit aussi logistique, surtout avec un nombre aussi élevé de chambres. «On voulait développer un standard pour que ça soit plus simple quand on va louer, par exemple d’équiper toutes les chambres avec un lit queen [et non double], pour avoir juste un type de literie. Avoir un couvre-matelas pour chaque lit. Mais il faut que tout le monde soit d’accord avec ça!» explique Greg.  

C’est que quand vient le temps de meubler, les parents préfèrent aller dans le neuf, tandis que les enfants miseraient sur de l’usagé ou ce qui est déjà dans le chalet. «Les enfants sont plus minimalistes, ils ne veulent pas changer pour changer!» lance Maggie.  

«On n’aime pas gaspiller», précise Alexis, d’ailleurs responsable de la comptabilité.  

«Ce n’est pas si grave quand c’est une ou deux choses, mais ça peut représenter des milliers de dollars», renchérit celui qui travaille dans le domaine de la finance.

On comprend donc que les liens et le sens de l’organisation développés depuis le début du processus vont continuer à servir. «C’est important de parler des choses quand ce n’est pas tout le monde qui est d’accord. On résout plus d’affaires. La communication va être la clé pour que ça puisse fonctionner longtemps», dit Olivier.  

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Et l’équité? 

Même si le prix d’achat a été divisé de façon équitable entre les membres de la famille (25% pour le couple de parents ainsi que 25 % pour chacun des enfants), tous ne peuvent pas en profiter de la même façon.  

Alexis est de son propre aveu celui qui peut en profiter le moins. Il est le seul qui habite à Montréal, à 2h30 du chalet, alors que le reste de la famille habite à 1h30, à Gatineau. En plus, les autres membres sont plus libres l’été: les parents à la retraite, Rosalie enseignante et Olivier entrepreneur dans une industrie saisonnière.  

Mais il le savait d’entrée de jeu. «On se l’est dit dès le départ: ça ne pourra pas être 100% juste. Je paie la même partie que les autres, mais j’utilise moins le chalet. L’idée c’est qu’il faut se dire qu’il faut chacun donner plus que notre 20% [d’efforts] pour que ça soit juste au bout du compte.» 

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Les avantages d’être propriétaires à plusieurs (au-delà des économies) 

Se retrouver en famille plus souvent 

Avoir un chalet commun permet à la famille Collins, éparpillée entre Gatineau et Montréal, de se retrouver. «Si on s’était tous acheté un chalet individuel, on ne se serait pas vus de l’été», remarque Rosalie. 

Olivier, qui vient d’avoir un enfant avec sa conjointe, abonde dans le même sens. «Aller au chalet avec la petite, c’est l’fun pour tout le monde! Elle pourra s’amuser, et nous ça nous donnera un break», poursuit-il en souriant, sous le regard approbateur de ses parents. 

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Se séparer les tâches 

«Se diviser les tâches, c’est plus plaisant. Couper un arbre qui est tombé, ça peut avoir l’air pénible, mais faire ça à quatre ça rend ça agréable», donne en exemple Olivier.  

Ça permet aussi de les répartir selon les forces et disponibilités de chacun, souligne Alexis. «Si c’était un chalet juste à moi, je n’aurais pas le goût de faire 2h30 de route pour aller tondre le gazon. Mais avec le reste de la famille qui habite plus près, mes parents qui sont à la retraite, ça fait qu’on se répartit ça selon ce qui nous convient», dit celui qui s’occupe pour sa part de toute la comptabilité du projet.  

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