Une députée écologiste et féministe s'en prend au BBQ et affirme qu'il est un symbole de virilité | 24 heures
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Une députée écologiste et féministe s'en prend au BBQ et affirme qu'il est un symbole de virilité

Image principale de l'article Le BBQ est un symbole de virilité, selon une élue
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Une députée écologiste en France a suscité la controverse en France en affirmant que le BBQ était «un symbole de virilité».  

Samedi, alors qu’elle participait à une table ronde à Grenoble, elle a souhaité attirer l’attention sur les conséquences sur le climat d’une consommation excessive de viande rouge, estimant qu’il fallait «changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un BBQ ne soit plus un symbole de virilité». 

Ses propos ont fait réagir. 

«Quand le grotesque atteint son paroxysme... Stop à ces délires!», a notamment réagi sur Twitter le député Les Républicains (droite) et candidat à la présidence de son parti, Eric Ciotti.

«Les femmes consomment deux fois moins de viande que les hommes», a encore insisté lundi, en s’appuyant sur des études, la députée écoféministe (du parti Europe Ecologie-Les Verts - EELV).

«Diminuer sa quantité de viande c’est le geste qui est le plus efficace face au dérèglement climatique (...); c’est le geste le plus efficace, même devant la voiture», a-t-elle ajouté, interrogée sur la chaîne LCI. 

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«On a vécu pour la première fois cet été les effets concrets de ce dérèglement climatique et bien qu’est-ce qu’on fait? Qu’est-ce qu’on est prêt à faire?», a-t-elle interrogé. 

«La viande fait partie de ces gestes individuels qui ont un effet immédiat et massif» et «ceux qui résistent massivement (à la question "êtes-vous prêts à vous passer de viande", NDLR), ce sont des hommes», a-t-elle déploré.

«S’attaquer au virilisme»

Dans son intervention télévisée, Mme Rousseau a cité le livre de Nora Bouazzouni, autrice de Steaksisme paru en 2021, qui explore nos attitudes face à la consommation de nourriture. L’autrice estime que la nourriture n’échappe pas «aux injonctions genrées» qui «façonnent le genre et renforcent les stéréotypes sexistes, avec des conséquences réelles sur la planète et la santé des femmes et des hommes qui les subissent».

«La sociologie nous explique qu’il y a une différence entre les sexes très forte» dans le rapport à la viande, a abondé Clémentine Autain, députée La France insoumise (LFI-gauche radicale). 

«Les femmes mangent deux fois moins de viande rouge que les hommes (...). Et les personnes qui décident de devenir végétariennes sont majoritairement des femmes», a-t-elle argumenté, sur la chaîne d’informations BFMTV.

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Et, «si on veut aller vers l’égalité, il faut en effet s’attaquer au virilisme», a-t-elle poursuivi.

Le député Rassemblement national (extrême droite), Julien Odoul, a aussitôt twitté: «Bravo Clémentine Autain! Il existe des différences physiologiques entre les hommes et les femmes. La masse musculaire des hommes les conduit, depuis la nuit des temps, à consommer davantage de viande (protéines) que les femmes. Ce n’est pas du "virilisme", c’est juste la nature!»