Une mère dénonce les douches obligatoires en groupe pour des jeunes hockeyeurs | 24 heures
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Une mère dénonce les douches obligatoires en groupe pour des jeunes hockeyeurs

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Photo stock.adobe.com (evgavrilov)

Un jeune garçon qui commence son secondaire dans un programme spécialisé en hockey, dans la grande région de Québec, pourrait abandonner son sport parce qu’il ne souhaite pas prendre sa douche nu avec toute son équipe. 

«Ça me met mal à l'aise de me mettre nu devant d’autres personnes», a-t-il affirmé au micro de QUB radio.

Le garçon de 12 ans explique qu’il n’était pas le seul à vivre ce malaise lorsque les entraîneurs du programme ont expliqué aux jeunes qu’ils allaient devoir tous les jours se laver après les entraînements.

«Ça se sentait que tout le monde était pas mal stressé, a-t-il confié. On est tous retournés dans la chambre et on s’est rhabillés en silence.»

  • Écoutez l'entrevue avec Marie-Ève et son fils à l’émission de Philippe-Vincent Foisy sur QUB radio: 

Sa mère, Marie-Ève, a raconté que son fils est revenu chez lui, en pleurs, et lui a expliqué qu’il ne veut pas avoir à choisir entre son rêve et la douche.

«Je ne m’oppose pas aux douches d’adolescents qui ont sué en jouant au hockey pendant une heure avant de retourner en classe, dit-elle en souriant. À part des wet one ou une débarbouillette, je ne sais pas ce qu’on pourrait avoir comme solution...»

«C’est pas si compliqué que ça de mettre des séparateurs, je ne comprends même pas à la base la notion de prendre une douche en groupe, moi je ne ferais jamais ça», a-t-elle soutenu.

«C’est sûr que ça me décourage»

Elle explique être également préoccupée par de possibles problèmes d’intimidation que pourrait engendrer ce genre de situation.

«Je suis une maman poule, mais pour moi c'est encore des enfants.»

Elle espère que des solutions seront mises en place afin que son fils puisse poursuivre son rêve.

«C’est sûr que ça me décourage un petit peu, mais le hockey j'ai toujours aimé ça, a indiqué le jeune garçon. Je ne sais pas trop ce que je ferai. Je pense que ça pourrait me faire pencher vers la décision d’arrêter.»