Dans l'univers musical de Daniel Grenier | 24 heures
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Dans l'univers musical de Daniel Grenier

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Image Sébastien Dorion (d'après une photo de Michel Grenier)

Le cheminement en musique de Daniel Grenier emprunte-t-il des voies aussi déjantées que son humour?

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Oui et non. Tout dépend du répertoire. L’ex-Chicks’n Swell nous parle ici des pièces qui le rendent émotif. Des mélodies qui le touchent.  

Le meilleur ambassadeur de Victo au monde m’évoque aussi ses souvenirs de jeunesse, ses élans de création. Mais son trip, autant en humour qu’en musique, il le vit bien au présent. 

Peux-tu parler des chansons que tu enregistres en ce moment en studio?

L’année passée, chaque lundi, je faisais un Twitch. Je composais 2 tounes par semaine. J’ai composé 60 tounes en tout. J'ai choisi les 12 qui étaient les meilleures puis je suis allé dans un studio le Vent Dominant à Saint-Paul-de-Chester. C'est Dany Levasseur qui est l'ingénieur de son. Il réalise l'album aussi au studio. Je suis super fier de cet album-là!  

Ça sort quand?

Je sais pas encore. Je suis pas vraiment quelqu’un qui a un plan de carrière. J’y vais comme je le sens. 

À quel âge as-tu commencé à jouer de la guitare?

Quand j’avais 14 ou 15 ans. Ma tante m'avait donné une guitare. Mais je suis pas vraiment un guitariste. Je fais juste jouer des accords et il y a des mélodies qui m'arrivent.  

Les premières chansons que tu as appris, c'était quoi?

Je pense que c'était Cash City de Luc de Larochellière. Pis une toune de Francis Cabrel, Encore et encore.

C’est quoi les shows qui t’ont marqué quand tu vivais à Victoriaville?

J'avais été voir Gowan à Victo (Chantant) : «You’re a strange animal!» Ça poignait au boutte! Vilain Pingouin aussi. Jean Leloup, ça m’avait marqué parce que c’était weird

J’ai vu les Colocs aussi. C’est dans le temps de la p’tite Julie. Ils jouaient des bonnes tounes mais personne voulait aller danser. Je me disais «criss que le monde est mauvais à Victo.» Mais quand ils ont joué la p’tite Julie, tout le monde s’est mis à danser. 

Les concerts qui t’ont marqué en général?

J'étais barman au Métropolis dans le temps. J'ai vu beaucoup de shows. David Bowie, Jean Leloup. Pour 8 shows de suite de Leloup, il y en a 4 que c'était les meilleurs que j'avais vu de ma vie. Puis les 4 autres étaient les pires. (Rires) J’ai été voir Pearl Jam une couple de fois. Tragically Hip et Gord Downie en solo aussi. 


Tes albums d’humour incontournables?

RBO, je trippais sur leur toune (chantant) : «Faire le tour du monde en 3 minutes et 20 secondes...» Y avait plein de tounes de RBO qui étaient super bonnes (chantant): «I want to poigne!» C’était des méchants hits! Puis mon frère Jimmy trippait sur Paul et Paul. Il m'en faisait écouter de temps en temps. 

Dans notre bout, on écoutait La Jungle de Québec. Sinon, les Bleu Poudres avec Dave Ash. 

Après ça, j’ai commencé à composer des tounes pour les Chicks. Pet pis répète, je pense que c’est la première toune que j'ai composée. Et Dring Dring Pow pow!

C'était toi qui composais toutes les musiques pour les Chick’n Swell?

À 95%. Simon a quand même composé Le maniaco-dépressif et Slide.

Ta trame sonore préférée?

Mission de Morricone. C'était quelque chose! Star Wars, c'est malade aussi.  

Des albums qui t’ont particulièrement marqué?

J’écoutais beaucoup de classiques comme Le Requiem de Mozart. Un album que j’écoute encore, c’est US de Peter Gabriel avec Digging in the Dirt, Come Talk to Me.

Quand tu as commencé les spectacles solo, quelle était ta chanson pour entrer sur scène?

Born to be Alive (de Patrick Hernandez). Ça résume tout! T’as pas besoin de lire aucun livre de Paul Coelho. Je mettais souvent Dancing Queen aussi. Abba, j’ai vraiment aimé ça. Les Bee Gees aussi. 

Aussi, il y a une pièce de Queen, Play the Game, sur Live At the Bowl. L'émotion que Freddy(Mercury) a dans cette pièce en particulier, c’est dur à battre! 

Mets-tu de la musique pour te crinquer avant de monter sur scène?

Pas vraiment. Souvent, la veille d'un show, je me mets de la musique super triste et je braille. (Rires) Mon frère Jimmy me disait : «écoute L'escalier de Paul Piché. C'est important ce qu'il dit là-dedans!» Cette pièce-là vient me chercher! 

J’aime les chansons vraiment touchantes et profondes. Souvent après les shows, dans mon char, j'écoute Leonard Cohen, You Want It Darker (chantant) : «I’m leaving the table/ I’m out of the game.» 

J’aime les chansons vraiment profondes. Johnny Cash a des chansons très profondes. Tu sens que son cœur est un temple qui tremble. 

Ton fils(Edouard Tremblay-Grenier) est assez investi en musique. Est-ce qu’il te fait découvrir des affaires des fois?

C’est drôle parce que j’ai déjà trippé sur les Beatles mais je connaissais pas l'album Help. Mon gars me dit «Papa! Écoute ça, c’est super bon!» 

Souvent je suis en auto avec lui et il m'en fait écouter beaucoup de musique. Il est vraiment ouvert à beaucoup de chansons. Il a des passes où il trippe sur des bands. Quand il était jeune, il trippait sur les Beatles comme un fou. Après, c'était Kurt Cobain et Nirvana. Après ça, Green Day. Après ça, Red Hot Chili Peppers... Il est allé les voir à Toronto!  

Quels sont tes projets pour les prochaines semaines?

À tous les soirs, j’ai des shows! Je travaille pour mon prochain spectacle qui sort au mois de mars. Je joue à la salle Fenplast à Longueuil le 22 octobre et le 2 décembre. Je rode beaucoup. Je m’en vais sur la Côte-Nord. Je m'en vais au lac Saint-Jean. 

Pour connaître ses dates de spectacles, visitez le site de Daniel Grenier.

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