Les artisans québécois du métavers ne veulent pas manquer le bateau | 24 heures
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Les artisans québécois du métavers ne veulent pas manquer le bateau

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Pour façonner le métavers de demain, des entrepreneurs du Québec demandent au gouvernement de les soutenir dans la course pour créer (et surtout vendre) de ces univers virtuels dans lesquels les géants du web ont déjà investi plusieurs milliards. 

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Parce que même si on en parle de plus en plus depuis que le fondateur de Meta (anciennement Facebook) Mark Zuckerberg a signifié son intérêt pour les métavers, la course ne fait que commencer, soutiennent des investisseurs et des entrepreneurs d’ici.   

«On ne sait pas encore qui va offrir la plateforme que tout le monde va utiliser», affirme Bertrand Nepveu, cofondateur de Tryptiq Capital, une firme de capital-risque qui investit dans des entreprises du métavers.   

Un manifeste du «métavers québécois» 

Un peu comme Facebook, Instagram ou encore Twitter qui se sont imposés lorsque les médias sociaux sont apparus dans nos vies, des métavers pourraient parvenir à s’imposer, prédit Bertrand Nepveu.  

Un de ces univers pourrait avoir été créé au Québec, soutient-il.  

Il a justement lancé, avec d’autres entrepreneurs, le Manifeste du métavers québécois, dont l’objectif est de convaincre le gouvernement du Québec à mettre sur pied un plan stratégique pour soutenir l’industrie et accélérer son développement. 

«Le danger d’ignorer cette transformation serait de placer le Québec à la remorque uniquement de compagnies étrangères et de voir la richesse se créer en dehors du Québec», peut-on lire dans le manifeste publié en ligne.   

Le cofondateur rêve même d’un métavers spécifique au Québec, qui pourrait être «nationalisé». 

«Ils ont été en retard de plusieurs années sur Amazon quand ils ont pensé au Panier Bleu, souligne-t-il. Pourquoi, cette fois, on ne pourrait pas être en avance?»  

Selon lui, un métavers québécois pourrait être une nouvelle plateforme pour les créateurs et les artistes d’ici. «Ils vont avoir accès à une grande place pour diffuser leurs œuvres, et certaines œuvres virtuelles pourraient même apparaître en réalité augmentée dans le monde réel.» 

Le Québec, leader du métavers? 

Le Québec possède d’ailleurs toutes les expertises nécessaires pour devenir dans les leaders du métavers, croit Harold Dumur, directeur de l’entreprise OVA, spécialisée dans la création de mondes virtuels et signataire du manifeste. 

«Notre économie bourdonne déjà du côté de l’industrie du jeu vidéo, on a des figures de proue en entertainment et en réalité virtuelle, énumère-t-il. Ce qu’il manque, c’est une stratégie alliée des paliers gouvernementaux.» 

Ce qu’il souhaite: encore plus d’investissements publics dans de jeunes pousses du métavers.   

«Il faut réussir la traversée du désert, c’est-à-dire tout le trajet avant que ces technologies se répandent chez les consommateurs. Et pour ça, on a besoin de soutien», affirme Harold Dumur.   

Dans un échange de courriel, Investissement Québec a affirmé vouloir continuer d’investir dans les entreprises du métavers. De son côté, la Caisse de dépôt et placement du Québec n’a pas donné suite à nos demandes.   

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