Dans l'univers musical de Stéphan Bureau | 24 heures
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Dans l'univers musical de Stéphan Bureau

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Illustration Sébastien Dorion

Avec son émission Le monde à l’envers qui sera à l’antenne à compter du 16 septembre, on s’imagine bien que Stéphan Bureau a connu une fin d’été des plus remplies.

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Au point d’écouter moins de musique? Oh que non! Comme il nous l’a si bien dit lui-même au début de l'entretien :«La musique est au cœur de ma vie». 

Vous avez toujours aimé rassembler des gens aux opinions assez variées autour de vous. Est-ce que vos goûts musicaux sont aussi éclectiques?

Tout à fait! C’est très vaste. Ça va du jazz à la musique film en passant par le répertoire classique, la pop et le rock. J’ai pas vraiment de frontières musicales. 

Votre premier coup de foudre en chanson?

La musique que mes parents écoutaient pour l’essentiel. Beaucoup de chansonniers français parce que dans ma plus jeune enfance on était en Europe. Serge Reggiani, Léo Ferré, Jean Ferrat, Jacques Brel

Après ça, vers 8, 9, 10 ans, où c’est Harmonium et Beau dommage. S’il y avait une cinquième saison d’Harmonium, c’est encore un des disques que j’écoute le plus. Pour moi, c'est un chef-d'œuvre. C’est une symphonie. 

J’aimais les chansons d’Yvon Deschamps et de Jean Lapointe. J’aimais le fantaisiste qu’il était. Parce que pour moi c’était un fantaisiste dans la tradition d’une autre époque. Capable de chanter, capable de monologuer, de faire pleurer, de faire rire. Rire aux larmes, c’est une chanson que j’ai aimée. Demande-moi pas pourquoi. 

Comme j’aimais les tounes d’Yvon Deschamps même si on s’entend que c’est pas un grand chanteur. 

Ensuite, c’est Supertramp, Crime of the century, avec School. Je ne suis que le reflet en ennuyant de mon époque. 

Aussi, une bande sonore que j’ai reviré la Terre à l’envers pour la chercher. Parce que ça appartenait à mon enfance. C’était la bande sonore composée par Ennio Morricone, Il était une fois la révolution

Avez-vous déjà joué d’un instrument?

Je joue du pied avec beaucoup de talent. (Rires) Et de la guimbarde aussi. Ma sœur est une clarinettiste accomplie qui a fait son conservatoire. Ma mère a chanté toute sa vie dans des chœurs. Mais moi j'ai aucun talent. C’est triste à dire mais c’est la vérité. 

Et vos coups de coeurs musicaux à l’adolescence?

Au secondaire, je découvre que CHOM FM existe. J’ignorais tout de ça. Je me rappelle du camarade Francis Hinse dans un cours d'arts plastiques qui me dit «tu écoutes CHOM?» Je lui dis «Oui, évidemment...» Mais je sais pas de quoi il parle pantoute!

Je m’étais dit «Wow! Un poste avec du rock!» Je pouvais écouter toutes sortes de choses... Jethro Tull, Supertramp... Je suis pas tellement Led Zep même si je reconnais leur génie musical. Je suis vite agressé par ce qui est trop loud. Donc dans mon éclectisme, il n' y a pas beaucoup de place pour le métal. 

Second Contributions de Shawn Phillips. Ce disque est encore bien présent dans ma vie. 

Shawn Phillips a connu un succès disproportionné au Québec avant d'en avoir ailleurs. Genesis était un peu dans ce cas-là. Genesis a poigné au Québec avant de poigner partout. 

Parmi les personnes que vous avez interviewées, quel musicien ou musicienne vous a marqué? 

Je suis un grand fan de Daniel Bélanger. C’est quelqu’un qui, sur tous les fronts, m’épate. Dans son humour décalé, dans ses aphorismes. C'est un géant de la chanson francophone. Pas juste de la chanson québécoise. . 

Dans un autre registre, j’ai un souvenir «groupiesque» d’une entrevue que j’ai fait au Point avec Garth Brooks. C’était à l’époque où il incarnait Chris Gaines. Si jamais tu connais quelqu'un qui a le CD de Chris Gaines, je le veux désespérément! 

Chris Gaines, c’est son projet dans lequel il incarnait un personnage, un espère d'alter égo qui n’était pas un chanteur country. Ça a été très mal reçu par ses fans. 

Un autre souvenir... C’est arrivé deux fois où au Téléjournal, pendant 3 semaines j’ai imposé à mes équipes au bureau pendant qu’on préparait le show, d’écouter le disque tellement je trippais dessus. Ça a été le cas avec Carla Bruni. J’ai écoeuré tout le monde, mais vraiment tout le monde, avec sa musique. 

J'ai été fan de Johnny Hallyday quand je l'ai interviewé puis, apparemment, ça a passé à l’histoire comme étant la pire entrevue que j’ai faite! 

Le concert le plus marquant?

Le concert de Supertramp au Parc Jarry en 1979. Je me rappelle de Rudy avec l’écran. (Chantant) «Rudy is on a train to nowhere...» La caméra est à l’avant du train. Tu vois les rails devant toi. Je me rappelle - et c’est très marquant parce que j’étais fan- les avoir vu jouer au Soccer, innocemment, à côté du parc Jarry. 

Aussi, le show qu’a donné Gregory Porter au Festival de Jazz cet été à la Maison Symphonique. C’est dans mon top 5 à vie. C’était un moment vraiment capoté. Ma blonde et moi on était scotchés. La salle était en délire. C’était vraiment le succès que tu n’attends pas. 

Leon Bridges, il y a 4 ans à Memphis à l’Orpheum, qui est une des plus belle salles de de spectacle d'Amérique. C’est un palace! Il y avait des gens de partout aux États-Unis. 

Un documentaire musical que vous avez particulièrement apprécié?

La série de Ken Burns sur le country. C’est magistral! C’est beaucoup plus émouvant que celle sur le jazz, qui est une série plus cérébrale. J’aime la musique country. Et pas juste Johnny Cash. C'est un son qui n'existait pas beaucoup dans ma vie et qui m’émeut beaucoup aujourd’hui... Kris Kristofferson. Dolly Parton, je suis un gros fan. C’est un monument de la chanson moderne. 

Votre dernier coup de coeur musical?

Une chanteuse montréalaise qui est phénoménale, Alison Russell

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