«Face-à-Face Québec 2022»: la crise du logement ignorée du débat | 24 heures
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«Face-à-Face Québec 2022»: la crise du logement ignorée du débat

Image principale de l'article La crise du logement ignorée du débat

En deux heures de débat télévisé, les mots «crise du logement» n’ont pas été prononcés par ni l’un ni l’autre des cinq chefs de parti politiques lors du Face-à-Face Québec 2022 sur les ondes de TVA, jeudi.

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Cet enjeu qui a défrayé les manchettes dans les derniers mois a brillé par son absence au premier débat télévisé de la campagne électorale et des utilisateurs de Twitter n’ont pas tardé à en faire mention. 

«Quand même incroyable qu’il ne soit pas question de la crise du logement au #faceafacetva dans le volet qualité de vie alors que c’est un enjeu majeur pour près de 200 000 ménages locataires qui consacrent plus de 50% de leur revenu au loyer et ceux qui frôlent l’itinérance», a déploré la porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme.

D'autres internautes ont eu le même constat et n'ont pas tardé à en faire la remarque. 

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Appelé à réagir sur le fait que la crise du logement n'ait occupé aucun temps d'antenne dans le débat, François Legault a réitéré son plan en la matière.

«On avait promis en 2018 de mettre 2,6 milliards pour 15 000 logements. Là, on a promis 1,8 milliard pour 11 700 logements. Selon le ministère des Affaires municipales et le ministère des Finances, ça va régler le problème», a indiqué le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) en point de presse après le débat. 

À son avis, la promesse de Québec solidaire d'investir 3,2 milliards $ en 4 ans pour la construction de 50 000 logements «ne tient pas debout».

«Il faut faire des logements, mais aussi des écoles et des hôpitaux. Pour construire des logements, il faut trouver des travailleurs de la construction et il est là le défi», a-t-il conclu.

De son côté, le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois s'est dit déçu que l'enjeu n'ait pas été abordé dans le débat. «La crise du logement a été le grand angle mort du Face-à-Face à TVA. En pleine crise du coût de la vie, alors que le loyer ou l'hypothèque est le premier poste de dépense des familles québécoises, il est décevant que l'enjeu de la crise du logement n'ait pas été débattu. Dans la campagne actuelle, je m'en fais parler tous les jours et dans toutes les régions. Québec solidaire veut régler la crise du logement et va continuer à faire des propositions en ce sens.»

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