Taxe sur les VUS: une crise sociale possible, craint Benoit Charette | 24 heures
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Taxe sur les VUS: une crise sociale possible, craint Benoit Charette

De gauche à droite: Josée Boileau, animatrice du débat, Alejandra Zaga-Mendez (QS), Jeanne Robin (PQ), Benoit Charette (CAQ) et Virginie Dufour (PLQ)
Photo: Andrea Lubeck

De gauche à droite: Josée Boileau, animatrice du débat, Alejandra Zaga-Mendez (QS), Jeanne Robin (PQ), Benoit Charette (CAQ) et Virginie Dufour (PLQ)

Le ministre sortant de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, craint que le Québec soit le terrain d’une crise sociale similaire à celle des gilets jaunes, en France, si une taxe sur les véhicules polluants devait être imposée.

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C’est ce qu’il a affirmé lors d’un débat portant sur l’économie verte, lundi après-midi. Dans un face à face contre la candidate solidaire dans Verdun, Alejandra Zaga-Mendez, Benoit Charette a affirmé qu’une telle mesure pourrait «créer une aversion pour la mobilisation».

«Il faut mobiliser la population et non pas le retourner contre nous dans ce débat incontournable de la lutte aux changements climatiques», a-t-il poursuivi.

Benoit Charette, ministre sortant de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Benoit Charette, ministre sortant de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

«Je ne dis pas que c’est ça qui va arriver», a cependant précisé M. Charette plus tard en mêlée de presse.

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La candidate solidaire a voulu défendre le bonus-malus sur les véhicules polluants que propose Québec solidaire, le seul parti qui a eu «le courage» de proposer une telle mesure, a-t-elle souligné.

La candidate solidaire a répliqué que seuls les véhicules émettant plus de 210 grammes de CO2 par kilomètre sont visés par et que les familles nombreuses et les travailleurs seraient exemptés de la mesure.

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«On ne s’attaque pas à la majorité, ce n’est pas une taxe à la pompe, ce qu’on propose. C’est une mesure qui existe déjà ailleurs et qui est un contre-incitatif pour les véhicules ultrapolluants», a ajouté Mme Zaga-Mendez en marge du débat.  

Jusqu’à ce point, le débat, auquel ont aussi participé Virginie Dufour (Parti libéral du Québec) et Jeanne Robin (Parti québécois), était plutôt consensuel. Tous les candidats se sont entendus pour dire qu’il fallait en faire plus pour la gestion des matières résiduelles. 

Attaqué sur les projets routiers, sauf le troisième lien

La candidate péquiste Jeanne Robin a également reproché à la CAQ de continuer à travailler sur des projets routiers qui sont, selon elle, des «projets du passé» qui ne sont pas «cohérents avec l’urgence climatique». 

Et bien qu’il soit au cœur des discussions depuis le début de la campagne, le projet du troisième lien autoroutier entre Québec et Lévis n’a presque pas été abordé. 

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Pour sa part, Virginie Dufour a réitéré la promesse de la cheffe libérale Dominique Anglade qu’elle aurait la responsabilité de la lutte aux changements climatiques si elle était élue première ministre. 

«Pour qu’on puisse vraiment s’attaquer [aux changements climatiques], il faut que ça parte d’en haut. Il faut que le premier ministre y croie», a soutenu la candidate libérale dans Mille-Îles.

Animé par la chroniqueuse Josée Boileau, le débat était organisé par le Réseau environnement, le Conseil des entreprises en technologies environnementales du Québec (CETEQ) et l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER). Le Parti conservateur du Québec n’a pas répondu à l’invitation.

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