Une étudiante répond à un chroniqueur de La Presse qui affirme que les jeunes ne s’intéressent pas à la culture d'ici | 24 heures
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Une étudiante répond à un chroniqueur de La Presse qui affirme que les jeunes ne s’intéressent pas à la culture d'ici

Image principale de l'article Une étudiante répond à Marc Cassivi de La Presse
Photo courtoisie

Dans une publication Facebook, une étudiante dénonce le «manque de respect» du chroniqueur de La Presse Marc Cassivi qui s'est inquiété dans un texte publié récemment du manque d'intérêt des jeunes Québécois vis-à-vis de la culture d’ici. 

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«Il manque de respect envers les étudiants de l’école, mais aussi envers notre génération», a écrit Julianne Doucet, une étudiante de l’École supérieure en Art en technologie des médias (ATM) du Cégep de Jonquière, dans une publication Facebook publiée lundi.  

Le 24 septembre dernier, Marc Cassivi a publié une chronique dans laquelle il se montre surpris que des étudiants qui souhaitent travailler dans les médias ne semblent pas connaître Véronique Cloutier, lorsque questionnés par leur enseignante.

Selon lui, cette méconnaissance de Véro serait «le symptôme d’un phénomène plus inquiétant: le désintérêt généralisé des jeunes pour la culture populaire québécoise».  

Dans sa chronique, Marc Cassivi fait aussi référence à une étude réalisée par deux enseignantes du programme ATM et dont les résultats ont été dévoilés la semaine dernière. Selon cette étude, à peine 22,7% des étudiants consultés suivent une série québécoise de fiction chaque semaine, alors que 85,4% d’entre eux visionnent des séries sur Netflix et 86,9% du contenu sur YouTube chaque semaine. 

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Une question de clivage générationnel? 

«Peut-être que, oui, on ne connaît pas le petit écran, sauf que notre contenu québécois, on l’écoute dans la musique, dans les podcasts, dans les pièces de théâtre, on regarde des films, on lit des livres», mentionne Julianne Doucet en entrevue avec le 24 heures.  

Selon l’étudiante de 20 ans, sa génération ne se sent tout simplement pas interpellée par ce qui est produit à la télévision au Québec.  

«La population d’aujourd’hui, les générations X, Y et les baby-boomers, n’acceptent pas le changement qu’on veut faire, nous, la génération Z», soutient-elle, ajoutant qu’«eux aussi, dans leur temps, ils voulaient du changement».  

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Une plateforme de contenu québécois 

Les jeunes sont intéressés à consulter du contenu qui met en lumière des personnes qui leur ressemblent, estime Julianne Doucet. 

«Véro, c’est une femme qui vit une réalité bien différente de la nôtre et on ne s’identifie pas à celle-ci. On n’a pas d’enfants et on ne déménage pas de notre maison de quelques millions de dollars pour une plus petite “parce que c’est rendu trop grand”. On se nourrit aux Sidekicks pis on a de la misère à payer nos loyers, même si on a deux jobs en plus de l’école. Il faut croire que pour certains, ce n’est pas correct de ne pas s’identifier à une animatrice de 47 ans quand on en a 20», écrit l’étudiante dans sa publication. 

La génération Z souhaite également voir plus de diversité culturelle et de minorités ethniques dans son petit écran, ajoute-t-elle.  

Julianne Doucet souhaiterait qu’une plateforme regroupant une multitude de contenus québécois voie le jour, ou encore que davantage de productions québécoises soient disponibles sur Netflix, une plateforme à laquelle beaucoup de jeunes ont accès.  

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