La Russie dénonce une augmentation des attaques ukrainiennes sur son territoire | 24 heures
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La Russie dénonce une augmentation des attaques ukrainiennes sur son territoire

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AFP

Les services de sécurité russes (FSB) ont dénoncé dimanche une «augmentation considérable» des tirs ukrainiens visant des territoires russes frontaliers de l’Ukraine. Ces tirs auraient fait un mort et cinq blessés au cours de la dernière semaine. 

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«Depuis début octobre, le nombre d’attaques de la part de formations armées ukrainiennes contre les territoires frontaliers de Russie a considérablement augmenté», a indiqué dans un communiqué le FSB, qui a aussi sous sa charge le contrôle des frontières.

Il s’agit surtout de la région de Belgorod, frontalière de celle de Kharkiv en Ukraine où les forces de Kiev ont regagné des milliers de kilomètres carrés de territoire depuis début septembre, y compris jusqu’à la frontière. Les régions russes de Briansk et Koursk sont aussi visées, selon le FSB.

«Au cours de la semaine écoulée, plus de 100 bombardements de 32 localités ont été enregistrés, avec usage de systèmes de lance-roquettes multiples, d’artillerie, de mortiers et de drones», a-t-il poursuivi.

Selon le FSB, un «habitant local a été tué et cinq personnes blessées, dont un enfant» dans ces bombardements ukrainiens qui ont aussi détruit deux stations électriques, onze immeubles résidentiels et deux bâtiments administratifs.

Huit postes de contrôle frontaliers ont aussi été endommagés, selon la même source.

Un conflit qui dure depuis des mois

Près de 7 mois après l'invasion russe en Ukraine, il ne s'agit pas de la première riposte des ukrainiens.

Le 12 septembre, une frappe contre un poste-frontière russe avait fait un mort et quatre blessés et avait endommagé des maisons résidentielles et des lignes électriques.

En juillet, l’armée russe avait accusé Kiev d’avoir tiré trois missiles sur la ville de Belgorod, chef-lieu de la région du même nom. En avril, c’était un dépôt de pétrole qui était attaqué selon la Russie par des hélicoptères ukrainiens, à une quarantaine de kilomètres de la frontière.