8e vague de COVID-19 au Québec: voici 7 raisons d'aller chercher sa dose de rappel | 24 heures
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8e vague de COVID-19 au Québec: voici 7 raisons d'aller chercher sa dose de rappel

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Photo Adobe Stock

Avec le temps froid qui revient et qui favorise les rassemblements intérieurs et l’augmentation des cas de COVID-19 ces dernières semaines, une nouvelle campagne de vaccination est en cours au Québec. Voici ce qu’il faut savoir sur cette nouvelle dose de rappel.

La situation au Québec

Alors qu’une hausse des cas de COVID-19 et des hospitalisations est observée depuis la mi-septembre dans la province, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, ont appelé la semaine dernière la population à aller chercher une dose de rappel.

Depuis, 18 000 doses de vaccin en moyenne par jour ont été administrées au Québec, une hausse de 7% par rapport à la semaine précédente. 

Malgré cette légère hausse, à peine plus de 20% de la population a obtenu une dose de rappel dans les cinq derniers mois. Comme la Santé publique recommande un écart de cinq mois entre deux doses de vaccin (et trois mois après une infection à la COVID-19), c’est donc dire que la vaccination n’est pas à jour pour la majorité de la population. 

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1 - Parce que les cas vont augmenter

«[Avec l’arrivée du temps froid], on sera encore plus à l’intérieur, il y aura encore plus de contagions. Il faut être prudent, et Noël s’en vient. Ce n’est pas si loin que ça. Si on veut bien s’y préparer, soyons assurés d’avoir une bonne vaccination», a soutenu le Dr Boileau, mercredi dernier. 

Photo Chantal Poirier

2 - Parce que la protection des vaccins diminue avec le temps

Alors que le coronavirus circule beaucoup au Québec, le peu de doses de rappel administrées pourrait devenir un problème, parce que l’efficacité des premiers vaccins diminue avec le temps, indique le Dr Alain Lamarre, professeur spécialisé en immunologie et virologie à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). 

«La protection du vaccin contre le virus tend à diminuer après cinq ou six mois, donc c’est important d’y retourner pour avoir la meilleure protection possible», martèle Alain Lamarre. 

3 - Parce que l'immunité naturelle n’est pas aussi efficace 

Le message s’adresse aussi à ceux qui ont été infectés au cours des derniers mois, puisque l’immunité acquise à la suite d’une infection n’équivaut pas à celle obtenue avec la vaccination. Si vous avez contracté la COVID-19 cet été, il est donc temps de prendre rendez-vous. 

«En contractant le virus, on a une certaine protection pendant environ trois mois, mais cette immunité est de plus courte durée que l’immunité après la vaccination. Ça ne protège pas aussi bien, et pas aussi longtemps que la vaccination. Les gens qui ont contracté le virus et qui sont vaccinés ne doivent pas penser qu’ils sont immunisés à vie. Ce n’est clairement pas le cas avec ce virus, et encore moins avec les sous-variants BA.5 et BA.4 d’Omicron», rappelle l’immunologue. 

4 - Parce que les vaccins sont toujours utiles 

Même s’ils sont imparfaits, les vaccins demeurent un outil efficace pour lutter contre la COVID-19. Comme le souligne Alain Lamarre, «la protection contre la maladie sévère, et donc contre les hospitalisations et les décès, reste bonne». 

«On parle de plus de 65% pour quelqu’un qui s’est fait vacciner il y a plus de cinq mois. Cependant, à l’aube d’une vague automnale, on veut faire réaugmenter cette protection vers les 85%. C'est à ça que sert la dose de rappel», explique-t-il. 

5 - Parce que de nouveaux vaccins sont disponibles

Pour cette nouvelle dose de rappel, deux vaccins mieux adaptés aux sous-variants d’Omicron sont d’ailleurs disponibles au pays: le vaccin bivalent Pfizer-BioNTech, qui vient d’être approuvé par Santé Canada, et celui de Moderna.

AFP

«Les résultats des essais cliniques ont montré qu'une dose de rappel du vaccin bivalent Spikevax, de Moderna, déclenche une forte réponse immunitaire contre la souche Omicron (BA.1) et la souche originale du virus SRAS-CoV-2. On a également observé qu'il générait une bonne réponse immunitaire contre les sous-variants Omicron BA.4 et BA.5, et qu'il devrait prolonger la durabilité de la protection», a précisé Santé Canada, lors de l’homologation du vaccin. 

L’avantage principal de ces nouveaux vaccins est qu’ils sont bivalents, donc capables de s’attaquer à la fois à la souche originale du virus et au variant Omicron. Il s'agit toujours de vaccins à ARN messager, la technologie derrière les vaccins de Moderna et de Pfizer-BioNTech. 

«C’est une bonne nouvelle, parce qu’en combattant les souches actuelles et passées, il permet d’empêcher qu’une de ces souches ou que l’un de ces variants redevienne un problème», soutient Alain Lamarre. 

6 - Parce qu’un nouveau variant se pointe (encore) le bout du nez

Alors qu'une nouvelle vague menace le Québec, il vaut mieux avoir la meilleure protection possible, surtout qu’un nouveau variant pourrait venir jouer les trouble-fêtes. 

Photo Adobe stock

Si BA.5 et BA.4 sont les deux variants les plus en circulation dans la province actuellement, BQ.1, arrivé au Canada il y a quelques semaines, inquiète en effet les experts en santé publique. Ce dernier arriverait à déjouer avec une plus grande facilité l’immunité générée par un vaccin ou une infection antérieure à la COVID-19. 

«Dans le passé, les vagues les plus importantes étaient associées à l’apparition d’un nouveau variant qui a pris le dessus sur les autres. Il va falloir le garder à l’œil», souligne le virologue.

7 - Pour protéger notre système de la santé

Christian Dubé demande finalement à la population d'aller se faire vacciner pour protéger le système de santé, alors que la province rapportait lundi plus de 2000 hospitalisations. 

Photo d’archives, Agence QMI

«Notre réseau de la santé reste très fragile, et il faut se donner les moyens de limiter la pression sur notre réseau, et ça, ça passe par la vaccination», a-t-il mentionné, mercredi dernier.