Émissions de GES: pas plus de deux burgers par semaine pour sauver la planète | 24 heures
/environment

Émissions de GES: pas plus de deux burgers par semaine pour sauver la planète

Image principale de l'article Deux burgers maximum par semaine pour la planète
AFP

Vous ne devriez pas manger plus que l’équivalent en viande de deux burgers par semaine, révèle un rapport publié mercredi par un consortium d’organismes de recherche en environnement.

• À lire aussi: Énergies fossiles: le monde s’en va «dans la mauvaise direction», dit l’ONU

• À lire aussi: Fonte des glaces: une nouvelle pandémie à cause du réchauffement climatique?

Pour éviter les pires conséquences des changements climatiques et limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d'ici 2030, il est également essentiel de freiner la déforestation et de développer le transport public six fois plus vite qu’actuellement, souligne le rapport State of Climate Action 2022

Les chercheurs sont clairs: il faut «transformer presque tous les systèmes», y compris notre économie, notre système alimentaire et la façon dont on construit nos villes. Pourtant, même si le temps presse, ces transformations se font trop lentement, déplorent-ils. 

• À lire aussi: Les banques canadiennes émettent 2,6 fois plus de GES que le Canada tout entier

Pour mesurer les progrès réalisés à l’échelle mondiale pour combattre les changements climatiques, les chercheurs se sont fiés à 40 indicateurs considérés essentiels. Parmi ces indicateurs, 21 sont loin d’atteindre leurs objectifs, six sont prometteurs, mais ne progressent pas assez rapidement et cinq vont carrément dans la mauvaise direction.

Ce qui inquiète le plus les auteurs du rapport: l’utilisation du gaz à l’échelle de la planète, qui progresse constamment au détriment des énergies renouvelables, la disparition des forêts de mangrove, les émissions de GES liées à l’agriculture et le recours à la voiture.

La fenêtre se referme

Les conclusions du rapport sont «sombres», sachant que les GES à l’échelle mondiale sont plus élevés que lorsque l’Accord de Paris a été ratifié en 2015 et que les conséquences des changements climatiques, déjà présentes, ne feront que s’intensifier si nos émissions ne sont pas drastiquement réduites.

• À lire aussi: Crise de la biodiversité: le monde a perdu 69% de la faune sauvage en 50 ans

Par ailleurs, la fenêtre d’action pour parvenir aux objectifs «se referme rapidement», écrivent les auteurs du rapport. 

Ces derniers incitent les États à augmenter leurs engagements climatiques, sans quoi nous nous dirigeons vers un réchauffement climatique de 2,4°C à 2,8°C. Les chercheurs chiffrent à 460 milliards de dollars par année les investissements supplémentaires nécessaires pour penser décarboner l’économie.

Les auteurs soulèvent tout de même des points positifs, comme la hausse de la production d’énergie solaire et la popularité grandissante des véhicules électriques, qui représentent près de 10% des voitures vendues en 2021.

«Chaque fraction de degré compte»

«Le monde a pu constater les ravages causés par un réchauffement de seulement 1,1°C. Chaque fraction de degré a son importance dans le monde. Chaque fraction de degré compte dans la lutte pour la protection des personnes et de la planète», a déclaré Ani Dasgupta, directeur général du World Resources Institute, qui fait partie de la coalition d’organisations à l’origine du rapport.

• À lire aussi: Les changements climatiques vont affecter davantage les ménages à faible revenu

«Nous constatons des avancées importantes dans la lutte contre le changement climatique, mais nous ne sommes encore gagnants dans aucun secteur», a-t-il concédé.

— Avec des informations du journal The Guardian

À voir aussi: 

s