Les forêts du Québec épargnées par le feu cette année | 24 heures
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Les forêts du Québec épargnées par le feu cette année

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AFP

Le Québec a eu de la chance cette année: seule une très faible superficie de forêt a brûlé au cours de la saison 2022, selon le nouveau bilan de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

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Un peu plus de 2,4 kilomètres carrés (km2) de forêt ont été touchés par des incendies en Zone de protection intensive (ZPI) — plus au sud de la province — pendant la saison, qui s’étend généralement du début du mois d'avril jusqu’à la fin d'octobre. 

C’est l’une des plus petites superficies brûlées depuis que des données statistiquement comparables sont disponibles depuis 1984. Il faut remonter à 2004 (2,6 km2) et 2008 (1,3 km2) pour observer des saisons similaires. 

À titre comparatif, un peu de moins de 70 km2 avaient brûlé dans la province l’an dernier. En 2020, ce sont 615 km2 de forêt qui ont été détruits par les flammes dans la ZPI. 

En tout, 389 feux ont été répertoriés cette saison, un nombre bien en deçà de la moyenne annuelle des dix dernières années au Québec, qui est de 472 incendies. 

En zone nordique, où la SOPFEU ne combat que les feux menaçant les communautés ou les infrastructures stratégiques, 18 incendies ont été déclarés. 

Source SOPFEU

Près de 94% des incendies allumés cette année sont imputables à l’activité humaine: 73 ont été causés par des mégots de cigarette jetés au sol, 66 par un feu de camp mal éteint et 82 par un brûlage de rebut. 

Un début de saison mouvementé

Le printemps avait pourtant démarré en force pour les équipes de la SOPFEU. Pas moins de 212 incendies ont pris naissance du 30 avril au 14 mai, ce qui correspond à 55% de tous les feux répertoriés au cours de la saison entière. 

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Sans parler d’un record, le printemps 2022 a été particulièrement faste en feux de forêt, avait alors reconnu le coordonnateur à la prévention et aux communications de la SOPFEU, Stéphane Caron, en entrevue au 24 heures.

Le beau temps, la chaleur, la faible humidité et le vent ont favorisé l’allumage d'incendies. 

Les mois de juin et de juillet ont plutôt été marqués par des quantités de pluie régulières et importantes, au-dessus des normales de saison, ce qui a mis un terme à la séquence de sécheresse. 

En juin, le Québec a même enregistré une séquence de 15 jours sans feu de foudre ni feu actif, ce qui est rare en cette période de l’année, souligne la SOPFEU. Seuls 10 incendies ont été comptabilisés en juin: un record en 40 ans pour ce mois. 

Prêt de ressources

La saison plutôt calme a entre autres permis à la SOPFEU de prêter main-forte à l’Alberta et à l’État de New York, aux prises avec d’importants incendies de forêt cet été. 

Quarante pompiers forestiers et trois spécialistes ont également quitté le Québec pour se rendre à Truro, en Nouvelle-Écosse où de nombreux arbres ont été endommagés par le passage de l’ouragan Fiona à la fin septembre. 

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