#PasUneCaféteria: ce café montréalais est tanné que vous apportiez votre lunch | 24 heures
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#PasUneCaféteria: ce café montréalais est tanné que vous apportiez votre lunch

Image principale de l'article Ce café est tanné que vous apportiez votre lunch
PHOTO tirée de Reddit

Les propriétaires du café Oui Mais Non en ont assez que des clients se présentent dans leur établissement avec leurs propres boissons et repas. Et ce qui les fâche par-dessus tout: le manque de savoir-vivre et d’empathie d’une infime partie de leur clientèle.

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«Ce qui nous irrite, c’est qu’il y a de plus en plus de gens qui se croient tout permis, qui se disent “j’en ai plein le cul des règles, j’veux pas qu’on me dise quoi faire. J’aime la place, j’aime le décor, j’viens en profiter”», s’insurge JP Loignon, copropriétaire du café situé dans le quartier Villeray, à Montréal. 

Dans les derniers jours, l’établissement a placé sur le trottoir devant le commerce de la rue Jarry une ardoise sur laquelle on peut lire ceci: «On fait quoi avec ceux qui amènent leur bouffe? Je suis à boute.» Le message est accompagné du mot-clic #PasUneCaféteria.

JP Loignon, copropriétaire des cafés Oui Mais Non et de La graine brûlée

PHOTO Union des artistes (UDA) | Charles MacKay

JP Loignon, copropriétaire des cafés Oui Mais Non et de La graine brûlée

Chaque jour, jusqu'à une dizaine de clients se présentent au Oui Mais Non avec un lunch cuisiné à la maison ou un plat à emporter acheté dans un autre restaurant, affirme JP Loignon. Ces clients viennent manger au café parce qu'ils aiment l’ambiance de l’endroit, poursuit celui qui est aussi derrière le café La graine brûlée, situé dans le Village.

«On offre à boire et à manger, c’est ça qui paie l’espace qu’ils sont en train de prendre, rappelle l'homme d'affaires. Ce sont des gros [loyers] et il faut que ça se paie.» 

«S’il n’y a rien dans notre menu qui correspond à ce que tu aimes, c’est parce qu’on n’est pas fait pour être ensemble. Va à un autre endroit qui sert ce que tu vas aimer», insiste-t-il. 

Preuve qu’il s’agit d’une habitude répandue: des pancartes ont été installées dans le café pour rappeler la consigne. Lorsqu’une personne se connecte au Wi-Fi, un message s'affiche également sur l’écran de son ordinateur ou de son appareil mobile. 

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Plus d'arrogance

Mais au-delà du geste, ce que déplore l'homme d'affaires, c'est le changement de ton observé depuis le début de la pandémie − et la réouverture des commerces. Pour lui, il n'y a aucun doute: certaines personnes manquent d’empathie et d’éducation.

«Quand on explique aux gens qu’ils ne peuvent pas se pointer avec leur repas, on a vraiment des réponses de plus en plus sur la défensive et avec beaucoup d’arrogance», regrette JP Loignon, qui ne voit, par ailleurs, aucun problème à ce que des gens viennent passer plusieurs heures à travailler ou à placoter dans l'un de ses cafés. 

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