Être un touriste écoresponsable en tout inclus, c’est possible | 24 heures
/environment

Être un touriste écoresponsable en tout inclus, c’est possible

Image principale de l'article Soyez un touriste écoresponsable en tout inclus
Photomontage: Sébastien Dorion

Transport aérien, gaspillage alimentaire, détérioration de l'écosystème local. Voyager en tout inclus, c’est relaxant, mais ce n’est pas toujours très responsable. Voici cinq actions concrètes pour limiter votre empreinte écologique lors de votre prochain voyage.

• À lire aussi: La crise des passeports est-elle derrière nous? On fait le point

Saviez-vous que le tourisme est responsable de 8% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, et que ces GES devraient augmenter de 25% d’ici 2030 ? Pas étonnant que l’heure soit à la recherche d'alternatives pour limiter les dégâts. La bonne nouvelle est que vous pouvez réduire l’empreinte carbone de vos vacances grâce à des gestes simples.

Avant toute chose, qu'est-ce que le tourisme durable, exactement?

Selon l'Organisation Mondiale du Tourisme, on peut le définir comme une forme de «tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. Il vise l'équilibre entre les trois piliers du développement durable dans la production et réalisation d'activités touristiques.»

1. Choisissez un établissement certifié

Le tourisme est en pleine transformation et des outils pour faire des choix plus responsables commencent à apparaître. C’est notamment le cas des certifications. Il en existe de nombreuses et cela peut être étourdissant. À Air Transat, «on se réfère au Global Sustainable Tourism Council (GSTC)», explique Chrystal Healy, VP, Responsabilité d'entreprise chez Air Transat. Cette norme reconnaît les certifications en tourisme durable. «Cela permet d'identifier les hôtels ayant une certification reconnue, et facilite le choix des voyageurs», précise Mme Heal.

Chaque certification analyse une série de critères concernant l’hôtel. La certification Green Globe par exemple, se base sur 44 critères différents, qui s’appliquent à l’écologie, la gestion, l’économie sociale et l’héritage culturel. Il existe de nombreuses autres certifications comme EarthCheck, Clé verte ou encore Travel life. Pour faciliter les recherches en ligne, certains sites offrent désormais des rubriques dédiées. Pensez à les consulter. 

• À lire aussi: Urgence climatique: il faut repenser complètement le voyage, estiment des experts

2. Privilégiez les vols directs

Le transport représente 49% des émissions de gaz à effets de serre de l’industrie touristique dans le monde. Pour optimiser vos déplacements, optez pour des vols directs, sans escale. Cela permet de réduire les GES émis et vous fait gagner du temps. Ces vols peuvent être plus dispendieux, mais cela fait aussi partie du prix à payer pour être un touriste responsable. 

Pour Alain Adrien Grenier, professeur en tourisme au Département d'études urbaines et touristiques de l’UQAM, « le transport est un des gros morceaux. C’est là que se fait la plus grosse partie de la pollution».

« Il existe des moyens de minimiser son empreinte en voyageant à bord d’avions neufs, qui consomment moins que les plus vieux avions. Mais là c’est difficile pour un consommateur de demander au voyagiste en quelle année l’avion a été conçu», ajoute M. Grenier.

3. Réduisez votre consommation d’énergie

Le tourisme est souvent lié au climat à destination. On va à la montagne pour skier et profiter de la neige. On va dans le sud pour profiter du soleil. Si vous cherchez la chaleur, évitez de faire fonctionner l’air conditionné au maximum dans votre chambre d’hôtel! Les climatiseurs sont énergivores, surtout lorsqu'ils fonctionnent à plein régime. Soyez économe avec l’électricité, mais aussi avec l’eau, qui sont des ressources précieuses dans certaines régions du monde. Tout est inclus, mais tout a une valeur!

• À lire aussi: Il faut réduire ses voyages en avion pour lutter contre les changements climatiques

4. Éviter le gaspillage alimentaire

La nourriture est souvent comprise dans le forfait des tout inclus. «La formule buffet est répandue, car elle limite le nombre d’employés et permet un service plus rapide», explique M. Grenier. Mais lorsqu’il n’y a pas de limite, on a tendance à exagérer. Avoir les yeux plus gros que la panse et jeter la moitié de sa nourriture à la fin du repas contribue à une surproduction et une surconsommation. Quelques astuces : servez-vous dans une petite assiette pour en mettre moins ou optez pour le restaurant de l’hôtel avec service à table, où le gaspillage est limité. 

5. Consommer local

Oui, vous adorez les sushis. Mais êtes-vous allés au Mexique pour manger japonais? Les tout inclus s’adaptent au goût des vacanciers et leur offrent la nourriture qu’ils ont l’habitude de manger chez eux. Conclusion: une partie des produits consommés sont importés. Ce transport de marchandises augmente ainsi les émissions de GES. En achetant des aliments et produits et cultivés localement, l’empreinte écologique sera diminuée en plus de soutenir l’économie locale. Au Mexique, mangez donc des tacos! 

• À lire aussi: Compenser les GES des vols en avion grâce aux crédits carbone : une fausse bonne idée?

À VOIR AUSSI

s

Sur le même sujet