Des paniers surprise pour lutter contre le gaspillage alimentaire et l’inflation | 24 heures
/environment

Des paniers surprise pour lutter contre le gaspillage alimentaire et l’inflation

Vincent Mahé offre des produits de ses boutiques de surgelés Cool & Simple au tiers du prix dans des paniers surprise sur l'application Too Good To Go.
PHOTO COURTOISIE

Vincent Mahé offre des produits de ses boutiques de surgelés Cool & Simple au tiers du prix dans des paniers surprise sur l'application Too Good To Go.

Des commerçants et des consommateurs montréalais tentent de jeter de moins en moins de nourriture à la poubelle pour réduire leur empreinte environnementale, mais aussi pour préserver leur portefeuille, en utilisant l’application Too Good To Go, qui propose des paniers surprises au tiers du prix des aliments.

• À lire aussi: Le gaspillage alimentaire = 4% des émissions de GES annuelles au Québec

Chaque Montréalais gaspille en moyenne 365 kg de nourriture par an, ce qui représente une facture de 148$ par mois, un constat qui en encourage plus d’un à trouver d’autres façons de consommer.

Habituée à traquer les aubaines, Audrey Tam a commencé à utiliser il y a plus de six mois l’application créée en Europe.

«J’adore le concept de sauver de la nourriture et celui de ne pas vraiment savoir ce que tu veux manger», a témoigné celle qui réside à Châteauguay. «Au lieu d’aller dans les poubelles, ça va dans ma poche.»

En plus de sauver la planète, l’application lancée en novembre 2021 dans la métropole permet aussi d'épargner des sous. À titre d’exemple, une personne peut économiser 1860$ pour 146 repas commandés en un an.

• À lire aussi: Des guides pour économiser sur votre panier d’épicerie

Le concept repose également sur la participation de près de 1000 commerces alimentaires – restaurants, boulangeries, dépanneurs, etc. – qui réunissent leurs surplus du jour dans des paniers surprises proposés sur l’application.

Vincent Mahé, propriétaire de quatre boutiques de surgelés Cool & Simple, fait partie de ces commerçants qui souhaitent supprimer le gaspillage alimentaire.

«On a embarqué tout de suite parce qu’on a un problème comme tout le monde: savoir ce que l’on fait des produits qui sont abîmés ou qui commencent à se périmer», a-t-il expliqué.

Et le calcul est plutôt avantageux, puisque ce sont près de 900 repas qu’il a pu revendre à moindre coût en un an, lui permettant d’économiser environ 10 000$. «De façon générale, ça nous aide à limiter les pertes et on sait que les produits vont être consommés.»

• À lire aussi: 4 trucs pour arrêter de jeter sa bouffe par les fenêtres

Un développement à l’échelle du Québec

Si Too Good To Go s’est d’abord établie sur le sol québécois à Montréal, l’application est aussi disponible à Québec depuis mars dernier et dans la région de Gatineau-Ottawa depuis juin.

«Il y a une prise de conscience des Québécois sur la valeur économique, environnementale et sociale de la nourriture», a souligné Nicolas Dot, spécialiste en marketing et en communications chez Too Good To Go.

«L’aspect de l’inflation est très important, mais aussi, dans un contexte postpandémique, on constate que beaucoup de commerces alimentaires voient Too Good To Go comme une solution pour générer du trafic dans leur commerce et avoir une nouvelle clientèle éventuellement», a-t-il ajouté.

L’Estrie et la Mauricie sont aussi dans la ligne de mire de l’application, qui n’exclut pas l’idée de voir de grandes épiceries se joindre au mouvement.

Cette vidéo pourrait vous intéresser

s