Critique de Pokémon Scarlet et Pokémon Violet | 24 heures
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Critique de Pokémon Scarlet et Pokémon Violet

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Courtoisie Nintendo

Décidément, les fans de Pokémon sont gâtés depuis quelques temps avec pas moins de quatre jeux lancés en moins de deux ans. Le nouveau venu de cette série? Pokémon Scarlet et Pokémon Violet, l’offrande la plus ambitieuse du lot qui, malgré quelques écueils, saura assurément combler les attentes des plus fidèles.  

Encore un autre jeu Pokémon? Cette phrase prendra des intonations différentes dans la bouche des fans et des détracteurs de la saga nippone, elle qui étend ses tentacules aux quatre coins de la planète depuis maintenant un quart de siècle.

Comme nous faisons partie du premier clan, c’est d’un pas décidé – et surtout enjoué – qu’on a pris la route vers Paldea, nouvelle contrée colorée peuplée de ces petits monstres aussi mignons que féroces. Premier arrêt: l’Académie Raisin (puisque nous avons opté pour l’édition Violet du jeu), destination officielle des nouveaux dresseurs désireux de gravir les rangs et parfaire leurs aptitudes. 

À ce sujet, soulignons tout de suite que les deux éditions du jeu disponibles – Pokémon Scarlet d’un côté et Pokémon Violet de l’autre – offrent aux joueurs des parcours et expériences grandement similaires. Seuls certains détails varient de l’une à l’autre, notamment le nom de l’Académie fréquentée, la monture mise à la disposition du joueur pour se déplacer et certains pokémons rencontrés en cours de route.

Bref, si ce test s’est majoritairement basé sur l’édition Violet, il s’applique tout aussi bien à l’édition Scarlet.

Courtoisie Nintendo

Un monde à explorer

Quelques minutes suffisent à constater à quel point le monde – ouvert, rappelons-le – qui s’offre à nous est incroyablement vaste et étendu. Et c’est probablement pourquoi certains risquent de le trouver intimidant. Car le joueur est entièrement libre de le parcourir à sa guise et à son rythme, accomplissant les différentes tâches et épreuves dans l’ordre de son choix. C’est une bonne idée, certes, mais qui plaira davantage aux fans de la première heure, déjà initiés aux codes et conventions de la saga.

On aurait donc apprécié une expérience davantage structurée, ne serait-ce que dans les premières heures du jeu, histoire de mieux nous guider avant de laisser le joueur voler de ses propres ailes. Surtout que plusieurs zones de Paldea semblent avoir été délibérément laissées vacantes, n’offrant rien de bien spécial aux joueurs qui s’y aventurent. 

Le titre précédent de la saga – Légendes Pokémon: Arceus – avait d’ailleurs bien réussi à trouver un équilibre entre la liberté et la constriction avec une intrigue par moments linéaire, mais dans tout de même flexible grâce à la présence différentes quêtes secondaires et séances d’exploration. 

Combats perfectionnés

N’empêche, notre enthousiaste n’a pas diminué au cours des nombreuses heures passées à explorer les moindres recoins de Paldea à la recherche de nouveaux pokémons à capturer et autres dresseurs à affronter. Car cette mécanique de jeu instaurée depuis le début de la saga a été perfectionnée au fil des ans pour arriver aujourd’hui à sa forme la plus aboutie et surtout satisfaisante.

Elle se dote d’ailleurs d’une nouveauté cette fois-ci: la Téracristallisation, un procédé propre à la région de Paldea. En un tournemain, le joueur peut rendre son combattant aussi scintillant que les plus précieuses gemmes, modifiant – ou remplaçant, c’est selon – ses attributs de type. Une manœuvre qui peut, sur papier, sembler ardue et complexe, mais qui ne l’est en rien à l’écran.

C’est bien réussi, c’est très attrayant visuellement, et ça permet d’adopter différentes stratégies durant le combat. Et surtout, ça vient prouver qu’elle est toujours autant capable d’évoluer que ses petites créatures si adorables. 

  • Pokémon Scarlet et Pokémon Violet ★★★★
  • Disponible sur Nintendo Switch